"Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers, Qui suivent, indolents compagnons de voyage..." Baudelaire ©Getty - Paul Souders
"Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers, Qui suivent, indolents compagnons de voyage..." Baudelaire ©Getty - Paul Souders
"Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers, Qui suivent, indolents compagnons de voyage..." Baudelaire ©Getty - Paul Souders
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Résumé

Charles Baudelaire est une énigme. Tour à tour cygne et albatros, écartelé entre spleen et idéal, le poète n’était jamais si loin des hommes que lorsqu’il était parmi eux. Premier volet d'une série de quatre émissions consacrées à l'auteur des Fleurs du mal.

avec :

Jean-Paul Avice (Bibliothécaire adjoint de la Bibliothèque historique de la Ville de Paris et spécialiste de l'oeuvre de Baudelaire).

En savoir plus

Pour le premier volet de cette série consacrée à Charles Baudelaire, Adèle Van Reeth s'entretient avec Jean-Paul Avice de la conversion poétique de l'auteur des Fleurs du mal, à partir de l'analyse du poème de jeunesse L'Albatros.

En quoi consiste la conversion poétique de Baudelaire ? Peut-on la définir comme la prise de conscience que "l’ailleurs", cet idéal recherché dans un "anywhere out of the world" (un "n’importe où hors du monde pour reprendre le titre d’un des poèmes en prose, emprunté à Edgar Poe), est en réalité à découvrir au sein du monde, dans ce que l’on a devant les yeux, comme le montre le poème La chambre double ? Pour Jean-Paul Avice, ce que Baudelaire appelle conversion, ou retournement, est en fait un ressaisissement. A partir d'un idéal en effet perdu à cause des les conditions de vie du siècle où Baudelaire se trouvait - celui-ci pourrait néanmoins être retrouvé dans un ici, "à condition de savoir regarder les conditions de la vie, c’est-à-dire la vie dans la souffrance, le malheur et la mort."

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Textes lus par Jacques Bonnaffé

  • Baudelaire, "Le Cygne", Les Fleurs du mal .
  • Baudelaire, Lettre à Fernand Desnoyers, fin 1853 ou début 1854.

Extraits diffusés

  • Chopin, Ballade n°4 en F mineur (op. 52), Claudio Arrau, piano
  • Baudelaire, "L'Albatros", Les Fleurs du Mal , lu par Denis Podalydès.
  • Philip Glass, "The kiss", bande originale du film The Hours , réalisé par Stephen Daldry (2003)
  • Serge Gainsbourg, Le serpent qui danse de Baudelaire.

Le Journal de la philosophie de François Noudelmann

François Noudelmann s'entretient avec Monique Atlan de son ouvrage, co-écrit avec Roger Pol-Droit, Humain, une enquête scientifique sur ces révolutions qui changent nos vies (Flammarion)

Références

L'équipe

Philippe Petit
Production
Adèle Van Reeth
Adèle Van Reeth
Adèle Van Reeth
Production
Geneviève Méric
Collaboration
Tristan Ghrenassia
Collaboration