Portrait de l'artiste américain Andy Warhol posant devant une de ses sérigraphies dans son atelier de la Factory en 1966.
Portrait de l'artiste américain Andy Warhol posant devant une de ses sérigraphies dans son atelier de la Factory en 1966. ©AFP - De Biasi/MP/Leemage
Portrait de l'artiste américain Andy Warhol posant devant une de ses sérigraphies dans son atelier de la Factory en 1966. ©AFP - De Biasi/MP/Leemage
Portrait de l'artiste américain Andy Warhol posant devant une de ses sérigraphies dans son atelier de la Factory en 1966. ©AFP - De Biasi/MP/Leemage
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Deuxième émission d'une série consacrée au thème du chaos. Raphaël Enthoven s'intéresse à la vie et la carrière du peintre américain, chef de file du pop art, Andy Warhol.

Avec
  • Mériam Korichi spécialiste de Spinoza, dramaturge et metteure en scène, créatrice des nuits de la philosophie
  • Christophe Dejours psychanalyste, psychiatre, professeur titulaire de la chaire Psychanalyse-santé-travail au CNAM

Raphaël Enthoven reçoit Mériam Korichi, professeur à l'université de Lille III, pour son livre "Andy Warhol" (Gallimard, 2009). Dans une deuxième partie, il s'entretient avec le psychiatre, psychanalyste Christophe Dejours pour son ouvrage "Conjurer la violence : Travail, violence et santé" (Payot, 2011).

« Andy Warhol et le chaos » par Mériam Korichi invitée dans « Les nouveaux chemins de la connaissance » sur France Culture le 01/03/2011.

59 min

Mériam Korichi explique avoir écrit la biographie d'Andy Warhol en cherchant l'écho de la pensée de Michel Foucault ainsi que celle de Spinoza. Elle fait référence au banal, au quotidien, à l’ordinaire et donc au "commun" qui se trouve au centre de la pratique artistique de Warhol. Elle développe le fait qu'Andy Warhol se prenait plus pour "une machine" qu'un "artiste au sens classique". C'est pourquoi pour produire ses œuvres, il avait plus besoin d'une "usine" que d'un atelier, d'où la Factory. Elle présente aussi Warhol comme le philosophe du "et alors?" qui ramène à "une certaine éthique classique stoïcienne du détachement". Dans ses œuvres cinématographiques, des "mooving pictures" comme il les appelait, elle y trouve "une conception du temps généreuse". Elle le définit comme "un vidéaste" avant l'heure pas comme un réalisateur de cinéma.

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Warhol exclut tout jugement de surplomb, tout mépris d'aucune sorte. Il n'est vraiment pas l'homme de l’indignation et du mépris. Il se met dedans, au milieu et il fait voir. C'est un artiste, il fait voir la différence.

Christophe Dejours et Mériam Korichi
Christophe Dejours et Mériam Korichi
© Radio France - G. Mosna-Savoye

Christophe Dejours et Mériam Korichi G. Mosna-Savoye©Radio France

*Extraits : *

The Velvet Underground and Nico, "Femme fatale"

David Bowie, "Andy Warhol"

Carly Simon, "You're so vain"

B.O. "Logorama"

Serge Gainsbourg, "Ford Mustang"

Réalisation : Mydia Portis-Guérin

Lecture des textes : Anne Brissier

L'équipe

Raphaël Enthoven
Production
François Caunac
Réalisation
Geneviève Méric
Collaboration
Géraldine Mosna-Savoye
Géraldine Mosna-Savoye
Laurence Millet
Réalisation
Mydia Portis-Guérin
Réalisation
Adèle Van Reeth, directrice de France Inter
Adèle Van Reeth, directrice de France Inter
Adèle Van Reeth
Production déléguée
Mathilde Unger
Collaboration