Philosophie du sport
Philosophie du sport
Philosophie du sport ©Getty - peepo
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Résumé

Portrait d'Isabelle Queval, ancienne tennis woman de haut niveau qui quitta les courts pour suivre des études de philosophie et dont la pratique du sport a forgé une réflexion sur le corps et les significations philosophiques et socio- politiques du sport de haut niveau.

avec :

Isabelle Queval (philosophe, professeure à l’INSHEA et ancienne sportive de haut-niveau).

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Les Chemins de la philosophie du vendredi vous emmènent chaque semaine à la rencontre de ceux qui ont fait de la philosophie leur métier.   

La philosophie est-elle une vocation ? Comment viennent les  idées ? Comment se fabrique un concept ? À quoi ressemble l'atelier du  philosophe ? Et quel rôle le philosophe doit-il jouer dans la cité ?

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L'invitée du jour : 

Isabelle Queval, philosophe, professeure à l’INSHEA (Institut national supérieur formation et recherche - handicap et enseignements adaptés)

Le sport de haut niveau

J’ai eu l’opportunité de jouer au tennis assez jeune et très vite, j’en ai fait un projet de vie. C’est finalement sans doute ce qui caractérise le début de mon parcours. Ce haut niveau que je voulais atteindre était un projet d’existence, ça animait, ça habitait tout mon imaginaire, l’organisation de ma vie, c’était plus qu’un hobby.              
Isabelle Queval

Le déclic de la philosophie

À un moment donné, tout ce sport a été sans doute trop, déséquilibré, et je n’avais pas perdu l’envie de faire des études, une envie sinueuse dans mon parcours parce que j’ai fait l’intégralité de mes études par correspondance, il dépendait de moi seule d’aller dans les livres chercher ce qui pouvait m’intéresser. À partir du moment où j’ai rencontré les philosophes des Lumières, un déclic s’est fait.              
Isabelle Queval

Mettre le sport à l’écart

Le sport que j’ai pratiqué a été pendant de longues années repoussé par une forme de déni selon l’idée que je me faisais de la représentation du sport dans un milieu de philosophes universitaires. Il me semblait devoir mettre à l’écart cette pratique, ce passé, presque m’en excuser et surtout ne jamais faire sportive dans l’univers de la philosophie. J’ai fait de la philosophie pour faire tout autre chose.              
Isabelle Queval

Penser le dopage

La réflexion que je mène sur le dopage est une conséquence d’une réflexion plus ancienne que j’avais sur la définition de l’excellence, et en particulier l’excellence corporelle. Quelque chose s’est formulé qui consistait à interroger la définition de l’excellence, peut-être à partir de ma propre expérience, à savoir si elle signifie un équilibre, un bien-être, une forme de perfection dans la tempérance ou est-ce qu’elle signifie forcément l’extraordinaire, le dépassement, la performance et donc de l’amélioration. Cette tension-là, je l’avais ressentie très longtemps en moi et je l’ai formulée pour cette thèse. Il est apparu que dans la version de l’excellence qui conduit au dépassement permanent et à la recherche de performance, le dopage apparaissait comme une vraie question.              
Isabelle Queval

Sons diffusés :

  • Extrait de la finale de Roland Garros, 2000, victoire de Mary Pierce sur Conchita Martinez 
  • Archive de Georges Vigarello, Hors Champs, France Culture, 2013
  • Archive d'Albert Camus, RTF, 1955
  • Chanson de Stromaé, Papaoutai (album : Racine carré, 2013)
  • Extrait du film animé Les Douze travaux d’Astérix de René Goscinny, Albert Uderzo et Pierre Watrin, 1976
  • Chanson de fin : Grand corps malade, Midi 20 (album : Midi 20, 2006)
Références

L'équipe

Adèle Van Reeth
Adèle Van Reeth
Adèle Van Reeth
Production
Thomas Beau
Réalisation
Géraldine Mosna-Savoye
Production déléguée
Nicolas Berger
Réalisation
Isis Jourda
Collaboration
Matthieu Tarpin
Collaboration
Colomba Grossi
Collaboration
Anaïs Ysebaert
Collaboration