Dessin de l'illustratrice Charlotte Mo
Dessin de l'illustratrice Charlotte Mo - copyright Charlotte Mo
Dessin de l'illustratrice Charlotte Mo - copyright Charlotte Mo
Dessin de l'illustratrice Charlotte Mo - copyright Charlotte Mo
Publicité

Flaubert était tempétueux, gueulard, mais toutes ses lettres se terminaient par un mot d'amour. Cet enfermement qu'était le sien dans une littérature devant être la plus pure possible, était-ce une forme de protection ? Car derrière cette armature, un coeur palpite et dégouline d'amour et de désir.

Avec

L'invité du jour :

Jacques Weber, comédien, réalisateur, scénariste et écrivain

L'homme de la pureté absolue ?

On a fait à Flaubert des procès qu’on peut tout à fait trouver légitimes comme la misogynie, la grossièreté… Je crois que c’est une première couleur, une première lecture. J'ai découvert Flaubert comme comédien puisque c’est un auteur qui m’a un jour proposé la correspondance, que je ne connaissais pas. Dans un premier temps, j’étais fasciné par la possibilité multi-protéiforme, Flaubert disait de lui-même "Je suis un ornement de marqueterie", il y avait une liberté dévergondée, et pour le jeu c’était très agréable. Puis plus je l’ai relu plus je me suis rendu compte qu’il y avait des fils tendus très profonds, philosophiques, discrets, élégants. La plupart de sa correspondance se termine toujours par une dernière tendresse. Après avoir été tempétueux, violent, gueulard, il y a toujours une grosse tendresse de gros labrador ou une phrase d’amour, il était capable d’appeler Tourgueniev "mon amour", c’est un homme des extrêmes, et c’est peut-être parce qu’il est l’homme des extrêmes qu’il est aussi l’homme de la pureté absolue.    
Jacques Weber

Publicité

Lettres lues par Jacques Weber : 

  • Lettre à Ernest Chevalier, 15 mars 1842, Rouen, dans La Pléiade, tome 1
  • Lettre à Louis Bouilhet, 1er décembre 1849, Le Caire, et Post-scriptum du 4 décembre 1849, dans La Pléiade tome 1 (avec une musique de l'Ensemble Ganoub, Icaat)

Sons diffusés :

  • Gérard Depardieu interprète Dis, quand reviendras-tu ? de Barbara
  • Archive de Paul Léautaud, archive du 13 juin 1951, RTF
  • Archive de Claude Chevreuil, Itinéraire Flaubert, 4 septembre 1967
  • Musique de fin : Juliette Greco, Madame Bovary

Dessin de l'illustratrice Charlotte Mo : Insta @charlottemagicmo et Portfolio

58 min

L'équipe

Adèle Van Reeth, directrice de France Inter
Adèle Van Reeth, directrice de France Inter
Adèle Van Reeth
Production
Géraldine Mosna-Savoye
Géraldine Mosna-Savoye
Géraldine Mosna-Savoye
Production déléguée
Manon de La Selle
Collaboration
Laurence Malonda
Réalisation
Clémentine Marais
Collaboration
Anaïs Ysebaert
Collaboration
Jules Barbier
Collaboration