"je t'aime"
"je t'aime"
"je t'aime" ©Getty
"je t'aime" ©Getty
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Résumé

Je t'aime. Cette phrase est absolument commune et pourtant à chaque fois unique. C'est une formule magique imprévisible, sans nuances ni explications qui reste énigmatique. Qui est le “je” qui dit “je t’aime” ? Ce “je” est-il dissociable du “tu” qui est aimé ?

avec :

Tiphaine Samoyault (Essayiste, traductrice et critique littéraire (rédactrice en chef du site En Attendant Nadeau), professeure de littérature comparée à l'Université Paris 3 - Sorbonne Nouvelle et directrice d'études à l'EHESS.).

En savoir plus

Je t’aime

La figure ne réfère pas à la déclaration d’amour, à l’aveu, mais à la profération répétée du cri d’amour. Passé le premier aveu, « je t’aime » ne veut plus rien dire. Il sort du langage, il divague. Mais où ?

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Une émission initialement diffusée le 15/12/2020

L'invitée du jour

Tiphaine Samoyault, essayiste, traductrice et critique littéraire, professeure de littérature comparée à l'Université Paris 3 - Sorbonne Nouvelle

Formule magique

"Ce qu’il y a de plus euphorique dans cette formule du « je t’aime » c’est précisément qu’elle sort de la signification. Elle a un caractère incantatoire presque magique."
Tiphaine Samoyault

Absolument banale et à chaque fois unique

"Je t’aime" est une phrase extrêmement conventionnelle mais que chaque être fait sortir de la convention. C’est une banalité absolue mais une banalité qui est à chaque fois unique. Comme renflouée par l’émotion que le « je » met en la prononçant." Tiphaine Samoyault

Aimer à l'infinitif

"Il retire le verbe aimer à l’infinitif puisque aimer n’a de sens que dans une relation donc il ne peut pas être un impersonnel." Tiphaine Samoyault

Textes lus par Denis Podalydès, André Dussollier et Adèle Van Reeth :

  • Roland Barthes, Fragments d’un discours amoureux, 1977, “Je t’aime”, Editions du Seuil
  • Roland Barthes, Fragment d’un discours amoureux,1977,“déclaration”, Editions du Seuil
  • Marcel Proust, Du côté de chez Swann, Gallimard
  • Françoise Sagan, Bonjour Tristesse,1954
  • Roland Barthes, extrait du fond Roland Barthes de la BNF, datée du vendredi 22 juillet 1977

Sons diffusés :

  • Extrait du film Hôtel du nord, Marcel Carné, 1938
  • Je t’aime moi non plus, Brigitte Bardot Serge Gainsbourg, 1969
  • Extrait du film Nous irons tous au paradis, Yves Robert,1977
  • Extrait du film Les parapluies de Cherbourg, Jacques Demy, 1957, musique Michel Legrand
  • Extrait du film Le mépris, Jean-Luc Godard, 1963, musique Georges Delerue
  • Extrait du film Ascenseur pour l'échafaud, Louis Malle, 1958, musique Miles Davis
  • Archive de Roland Barthes et Françoise Sagan, émission Apostrophes, Antenne 2, 29 avril 1977
  • Archive de Roland Havas, émission Carnet nomade, France Culture, 31 mars 2000
  • Archive d'Annie Girardot,  “Ce que j’ai dans la tête”, réalisé par Gaya Bécaud et Dominique Perrier, 1981
  • Musique de Ricchi e Poveri, Sarà  perché ti amo, 1981
Références

L'équipe

Adèle Van Reeth
Adèle Van Reeth
Adèle Van Reeth
Production
Clara Degiovanni
Collaboration
Géraldine Mosna-Savoye
Production déléguée
Nicolas Berger
Réalisation
Lila Boses
Collaboration
Manon de La Selle
Collaboration
Laurence Malonda
Réalisation
Anaïs Ysebaert
Collaboration