Allégorie des vanités du monde - Pieter Boel
Allégorie des vanités du monde - Pieter Boel
Allégorie des vanités du monde - Pieter Boel
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Résumé

Chaque chose a son heure sous le soleil, dit l'Ecclésiaste, et si l'heure d'aujourd'hui était à l'écoute des Chemins en compagnie de Denis Moreau ?

avec :

Denis Moreau (philosophe, professeur d’histoire de la philosophie moderne à l’Université de Nantes).

En savoir plus

Tout le monde s'est déjà dit un jour, devant son journal ou un lundi matin: "rien de nouveau sous le soleil". Mais qui a jamais vraiment pris le temps de s'interroger sur ces phrases venues de la Bible sans qu'on le sache?

Lectures: Georges Claisse

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Le texte du jour

« Vanité des vanités, disait l’Ecclésiaste ; vanité des vanités ; tout est vanité !

Quel profit l’homme retire-t-il des peines qu’il se donne sous le soleil ? Une génération s’en va ; une génération lui succède ; la terre cependant reste à sa place. Le soleil se lève ; le soleil se couche ; puis il regagne en hâte le point où il doit se lever de nouveau. Tantôt soufflant vers le sud, ensuite passant au nord, le vent tourne, tourne sans cesse, et revient éternellement sur les cercles qu’il a déjà tracés. Tous les fleuves se jettent dans la mer, et la mer n'est pas remplie, et les fleuves reviennent au lieu d’où ils coulent pour couler à nouveau.

Tout est difficile à expliquer ; l’homme ne peut rendre compte de rien ; l’œil ne se rassasie pas à force de voir ; l’oreille ne se remplit pas à force d’entendre.

Ce qui a été, c’est ce qui sera ; ce qui est arrivé arrivera encore. Rien de nouveau sous le soleil. Quand on vous dit de quelque chose : « Venez voir, c’est du neuf », n’en croyez rien ; la chose dont il s’agit a déjà existé dans les siècles qui nous ont précédés. Les hommes d’autrefois n’ont plus chez nous de mémoire ; les hommes de l’avenir n’en laisseront pas davantage chez ceux qui viendront après eux. »

- L’Ecclésiaste, chapitre 1, traduction d’Ernest Renan (Arléa, 1881)

Lectures

- L’Ecclésiaste, chapitre 1, traduction d’Ernest Renan (Arléa, 1881)

- L’Ecclésiaste, troisième chapitre, traduction d’Ernest Renan (Arléa, 1881)

Références musicales

- Byrds, Turn, turn, turn (To everything there is a season)

- Abel, Suite en ré mineur

Références

L'équipe

Adèle Van Reeth
Adèle Van Reeth
Adèle Van Reeth
Production
Géraldine Mosna-Savoye
Production déléguée
Nicolas Berger
Réalisation
Olivier Bétard
Réalisation
Marianne Chassort
Collaboration
Pauline Vermeren
Collaboration
David Pargamin
Collaboration