Peinture de Sébastien Norblin, "Antigone donnant la sépulture à Polynice", 1825
Peinture de Sébastien Norblin, "Antigone donnant la sépulture à Polynice", 1825
Peinture de Sébastien Norblin, "Antigone donnant la sépulture à Polynice", 1825 - Wikicommons
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Peinture de Sébastien Norblin, "Antigone donnant la sépulture à Polynice", 1825 - Wikicommons
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Résumé

Le combat d'Antigone, dans la pièce de Sophocle, est d’obtenir la sépulture de son frère Polynice. Mais quel est le véritable enjeu de sa révolte ? L'emprise des hommes sur les femmes ? Antigone est-elle la figure de l’individu se détachant du groupe ? Jusqu'où est-elle un personnage tragique ?

avec :

Heinz Wismann (philologue et philosophe).

En savoir plus

Suffit-il d'aller contre la loi de son pays pour devenir une Antigone ?
Celui qui fait passer l'ordre avant la justice est-il forcément un Créon ?
Antigone et Créon sont devenus des noms communs, mais les personnages inventés par Sophocle ont une histoire, héritée de la mythologie et des motivations bien précises qui annulent toute tentative de généralisation à leur sujet.
Voici donc l'histoire d'Antigone dans le texte, le destin tragique de celle qui dit NON jusqu'au bout... mais au nom de quoi ?
Comment traverse-t-elle toutes ces oppositions qu’elle érige, jusqu’au geste tragique final ?

L'invité du jour : 

Heinz Wismann, philologue et philosophe

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Un geste final et absolu

Toutes les oppositions dans lesquelles on a essayé d’enfermer Antigone volent en éclat à cause de son geste final qui est un rapport à soi. Ce n’est plus par rapport à Créon, ce n’est plus par rapport à son amant, ce n’est plus pas rapport à son frère. Elle est seule, et dans sa solitude, elle s’érige en absolu. Naît alors une figure, la figure tragique. Antigone en est une, parce qu’elle ne se laisse pas raisonner à partir de bonnes raisons quelles qu’elles soient. La seule raison qui l’anime c’est de vouloir être Antigone.  
Heinz Wismann

Sons diffusés :

  • Arthur Honegger, ouverture, musique pour l'adaptation d'Antigone de Jean Cocteau (tragédie lyrique créée en 1927), Orchestre National de France, chef d'orchestre : Maurice le Roux, distribution : Geneviève Serres (Antigone) et Claudine Verneuil (Ismène)
  • Adaptation radio d’Antigone de Jean Anouilh (1944) du 17 mars 2013, dans l'émission Théâtre et cie, France Culture, d'après la mise en scène de Marc Paquien
  • Extraits d’Antigone de Sophocle, traduction de Jacques Lacarrière, avec Claire Lasne (Antigone), Georges Claisse (Créon), Jean Leuvrais (Tirésias), réalisation de Georges Peyrou pour France Culture, 1997
  • Musique de Carl Off, Antigonae, Antigonae Intermède (Acte I), chef d’orchestre (Ferdinand Leitner)
  • Archive de George Steiner, du 8 août 1988, dans l'émission Agora, France Culture
  • Chanson de fin : Carl Orff, O Grab ! O Brautbett !, Acte III, chef d’orchestre (Ferdinand Leitner) Antigone (Inge Borkh), choeur (choeur de la radio bavaroise), et Créon (Carlos Alexander)

À réécouter : Sophocle (-495/-406), l'avant-garde tragique

Références

L'équipe

Adèle Van Reeth
Adèle Van Reeth
Adèle Van Reeth
Production
Géraldine Mosna-Savoye
Production déléguée
Manon de La Selle
Collaboration
Laurence Malonda
Réalisation
Clémentine Marais
Collaboration
Anaïs Ysebaert
Collaboration
Jules Barbier
Collaboration