Pour John Stuart Mill, les plaisirs étaient objectivement mesurables et comparables entre eux. Et le bonheur consistait en leur addition...
Pour John Stuart Mill, les plaisirs étaient objectivement mesurables et comparables entre eux. Et le bonheur consistait en leur addition... ©Getty - Brandy Arivett / EyeEm
Pour John Stuart Mill, les plaisirs étaient objectivement mesurables et comparables entre eux. Et le bonheur consistait en leur addition... ©Getty - Brandy Arivett / EyeEm
Pour John Stuart Mill, les plaisirs étaient objectivement mesurables et comparables entre eux. Et le bonheur consistait en leur addition... ©Getty - Brandy Arivett / EyeEm
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Que signifie pour John Stuart Mill le fait de fonder la morale - c'est à dire la distinction entre le Bien et le Mal - sur un principe "d'utilité" comme il le fait dans son traité publié en 1861 ? Pour répondre à cette question, Adèle van Reeth s'entretient avec le philosophe Jean-Pierre Cléro.

Avec
  • Jean-Pierre Cléro philosophe, professeur émérite de philosophie à l’Université de Rouen
  • Jean-Luc Nancy Philosophe, professeur émérite à l’Université des Sciences humaines de Strasbourg (1940-2021)

En 1861, John Stuart Mill publie un traité intitulé De l'utilité dans lequel il développe une théorie du bonheur, envisagé comme une somme de plaisirs. Mais le plaisir est-il mesurable ? Quantifiable ?

Pour répondre à ces questions, Adèle van Reeth s'entretient avec le philosophe Jean-Pierre Cléro, professeur à l'Université de Rouen et directeur du Centre Bentham de l'IEP de Paris.

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Ce qui est mis en avant par les philosophes utilitaristes depuis l'Antiquité, d'Epicure à Stuart Mill, en passant par Jeremie Bentham, c'est la question du calcul. Il s'agit dans une action donnée, ou quand il s'agit d'établir une loi, d'en calculer l'intérêt. Ce qui implique d'établir des commensurabilités entre les plaisirs de telle sorte que l'on puisse calculer qu'il y a plus de plaisir à faire telle chose ou telle autre, à suivre telle loi plutôt que telle autre. Il faut donc créer les conditions - les "requisits" - d'un calcul, il faut le fabriquer. C'est là le coup de force des utilitaristes, une vision des plaisirs que remettra complètement en question Henri Bergson par exemple. On peut se demander si l'utilitarisme n'est pas une sorte d'idéologie du calcul mais sans que l'on puisse véritablement passer à l'acte.  
Jean-Pierre Cléro

À réécouter : John Stuart Mill
59 min

Le journal de François Noudelmann

François Noudelmann s'entretient avec Jean-Luc Nancy qui vient de publier Partir (Bayard) et Politique de l'au-delà (Galilée).

Textes lus par Georges Claisse :

  • John Stuart Mill, L'utilitarisme
  • Epicure, Lettre à Ménécée
  • Jeremie Bentham, Théorie des peines et des plaisirs

Musiques et extraits diffusés

  • Félix Leclerc, Le petit bonheur
  • The Beatles, Happiness
  • The Clash, Lost in the supermarket
  • Extrait de la série Raison et Sentiment (adaptation par Andrew Davies pour la BBC du roman de Jane Austen, Sense and Sensibility, 1811)

L'équipe

Philippe Petit
Production
Adèle Van Reeth, directrice de France Inter
Adèle Van Reeth, directrice de France Inter
Adèle Van Reeth
Production
François Caunac
Réalisation
Geneviève Méric
Collaboration
Géraldine Mosna-Savoye
Géraldine Mosna-Savoye
Mydia Portis-Guérin
Réalisation
Anne-Catherine Lochard
Collaboration