"28 Days Later" de Danny Boyle est sorti en 2002. Il met en scène la dissémination éclaire d'un virus qui transforme les humains en êtres assoiffés de violence
"28 Days Later" de Danny Boyle est sorti en 2002. Il met en scène la dissémination éclaire d'un virus qui transforme les humains en êtres assoiffés de violence
"28 Days Later" de Danny Boyle est sorti en 2002. Il met en scène la dissémination éclaire d'un virus qui transforme les humains en êtres assoiffés de violence  ©Getty -  Sundance
"28 Days Later" de Danny Boyle est sorti en 2002. Il met en scène la dissémination éclaire d'un virus qui transforme les humains en êtres assoiffés de violence ©Getty - Sundance
"28 Days Later" de Danny Boyle est sorti en 2002. Il met en scène la dissémination éclaire d'un virus qui transforme les humains en êtres assoiffés de violence ©Getty - Sundance
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Résumé

Le succès grandissant du cinéma d’horreur épidémique, de sa viralité, conduit à s’interroger sur les causes ou les raisons qui poussent les spectateurs à regarder ce genre de films. L’horreur est l’émotion qui saisit celui qui en vient à douter de lui-même, devant sa possible dissolution.

avec :

Hugo Clémot (professeur agrégé de philosophie en lycée, et chercheur associé au laboratoire « Philosophies contemporaines » de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.).

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Pourquoi les films tels que 28 Days Later, Contagion, L'armée des 12 singes, Dernier train pour Busan... connaissent-ils un tel succès. Réponse simple : ce sont peut-être de bons films, mais surtout, les amateurs du genre sont prêts à supporter l’horreur pour voir et savoir ce qui les horrifie dans l’idée d’épidémie. 

La menace épidémique contraint à fuir et à embrasser le scepticisme

Les films d’horreur épidémique constituent les variations et les révisions d’une histoire qui met en scène des individus que la menace épidémique contraint à fuir et à embrasser le scepticisme. La conscience de notre identité face au changement, change, bouge, disparaît, est dissolue. L'horreur est de ne plus être ce que que nous croyons que nous étions. L’issue trouvée par le fugitif est d’être fidèle à lui-même.

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En savoir plus : Radioscopie de la peur - une histoire du film d'horreur

Mais la menace épidémique est une certitude qui n’offre que l’incertitude : le scepticisme qu’elle induit s’étend en effet jusqu’à la connaissance de soi. L’horreur est l’émotion qui saisit celui qui en vient à douter de lui-même et de sa propre sincérité lorsque la contamination menace. Les films d’horreur épidémique peuvent contaminer les spectateurs de leur scepticisme, mais ils peuvent aussi révéler un moyen de le dépasser.

En savoir plus : The Thing : une phénoménologie de l'horreur

Par Adèle Van Reeth

Réalisation : Nicolas Berger

Lectures : Anouk Grinberg

- Vincent Martin and his Bahamians, Zombie jamboree

  • The Walking Dead Original Soundtrack

*- * Ezio Bosso, De la peure *- * William Sheller, Oh ! j’y cours tout seul

Lectures:

  • Stanley Cavell , *Les voix de la raison * (Seuil)
  • Ludwig Wittgenstein , Le cahier bleu et le cahier brun  (Gallimard)
  • Descartes ,* Discours de la méthode *

Extraits:

*- 28 days later * de Danny Boyle (2002)

- Invasion of the body snatchers  de Don Siegel (1956)

  • Panic in the year 0  de Ray Milland (1962)
  • 28 weeks later , film de Juan Carlos Fresnadillo (2007)
  • Interview de Georges Romero dans On aura tout vu  (France Inter 20 juin 2008)

Information complémentaire:

Hugo Clémot dirige actuellement un ouvrage collectif intitulé Enseigner la philosophie avec le cinéma , qui devrait paraître aux éditions "Les contemporains favoris" en décembre 2014.

Références

L'équipe

Adèle Van Reeth
Adèle Van Reeth
Adèle Van Reeth
Production
Antoine Ravon
Collaboration
Géraldine Mosna-Savoye
Production déléguée
Nicolas Berger
Réalisation
Marianne Chassort
Collaboration
Tristan Ghrenassia
Collaboration