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On l'envie, il nous ennuie, puis il s'enfuit. Le bonheur est fugace, à la merci des circonstances, né de la peur et détruit par la peur de la peur. Mais le bonheur ne cache pas son jeu, et c'est tout l'intérêt de la chose. En se donnant d'emblée comme un souvenir de lui-même, en susurrant "dépêche-toi" à l'oreille de l'heureux, le bonheur annonce la couleur : Il est la promesse du malheur. Le bonheur est pessimiste, le bonheur est sage. Il est le deuil à venir, en même temps que la joie. Alors pourquoi lui en vouloir ? Et pourquoi devancer le pire, sous le prétexte qu'il adviendra ? Pourquoi fuir le bonheur, de peur qu'il ne se sauve ? Est-ce un crime de n'être qu'un répit ? Et si le bonheur était à la joie ce que la peur est à l'angoisse ? Et si, à force de promettre son terme, le bonheur était la façon la plus digeste d'avoir du souci ? Une semaine autour des pessimistes qui s'accrochent au bonheur dans les NCC... R.E.

Références

L'équipe

Jules Barbier
Collaboration
Nicolas Berger
Réalisation
Manon de La Selle
Collaboration
Laurence Malonda
Réalisation
Géraldine Mosna-Savoye
Production déléguée
Anaïs Ysebaert
Collaboration