Le droit de rêver
Le droit de rêver - copyright Anaïs Ysebaert
Le droit de rêver - copyright Anaïs Ysebaert
Le droit de rêver - copyright Anaïs Ysebaert
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La rêverie intensifie-t-elle notre rapport au monde ? Gaston Bachelard revendique le droit de rêver pour corriger notre connexion anesthésiée à ce qui nous entoure, réduite à la logique de l’activité, de la tâche. La rêverie devient alors une invitation à une forme d’attention et finalement d'éveil.

Avec

Dessin de Anaïs Ysebaert : Insta @anais.ysebaert

C'est l'heure des rêveurs, c'est l'heure du calme...
Le but d'une émission de radio, écrit le philosophe Gaston Bachelard, c'est de trouver l'heure et la méthode qui font communier tous les psychismes dans une philosophie du repos.
À l'heure du soir, dit-il, où l'on a le droit et le devoir de mettre en soi le calme et le repos, et où l'on peut laisser la radio construire notre solitude, devant un poste enfin sans visage.
L'heure de la radio, c'est aussi l'heure de la rêverie, ce qui, pour celui qui défendait le droit de rêver, n'est pas rien...

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L'invité du jour : 

Jean-Philippe Pierron, philosophe, enseignant à l’Université de Bourgogne

La rêverie, une attention au monde

Lorsque Bachelard invite à promouvoir un droit de rêver, il revendique l’enjeu de la rêverie comme constituant fondamental de ce qui fait l’humanité comme humanité… il le fait en une sorte d’invitation à une forme d’attention au monde. Il faut distinguer l’attention et la concentration, il faut se rendre disponible à ce qui du monde vient vers nous.          
Jean-Philippe Pierron

Textes lus par Vincent Schmitt :

  • Gaston Bachelard, Le droit de rêver, troisième partie, Rêverie et radio, éditions puf
  • Gaston Bachelard, La terre et les rêveries de la volonté : essai sur l’imagination de la matière, chapitre 6 : La pâte, éditions Librairie José Corti, 1948 (avec une musique de Ravel, Jeux d’eau, interprété par Martha Argerich)

Sons diffusés :

  • Archive de Bachelard du 1er janvier 1949, radio conférence avec Jean Lescure
  • Musique de Alexandre Borodine, Petite pièce pour piano Intermezzo, interprétée par Aldo Ciccolini
  • Lecture par Adèle Van Reeth du texte de Gaston Bachelard, Le droit de rêver, troisième partie, Fragment d’un journal de l’homme (avec une musique de Kenny Barron et Dave Holland, Rain)
  • Chanson de fin : Juliette Gréco, Rêveuse et fragile

L'équipe

Adèle Van Reeth, directrice de France Inter
Adèle Van Reeth, directrice de France Inter
Adèle Van Reeth
Production
Esther Valencic
Réalisation
Clara Degiovanni
Collaboration
Géraldine Mosna-Savoye
Géraldine Mosna-Savoye
Géraldine Mosna-Savoye
Production déléguée
Manon de La Selle
Collaboration
Laurence Malonda
Réalisation
Anaïs Ysebaert
Collaboration