Philip Glass en 1987
Philip Glass en 1987
Philip Glass en 1987 ©Getty - Rob Verhorst/Redferns
Philip Glass en 1987 ©Getty - Rob Verhorst/Redferns
Philip Glass en 1987 ©Getty - Rob Verhorst/Redferns
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Résumé

Pour Vanessa Wagner, interprète de Philip Glass, les minimalistes ont aboli les frontières entre musique populaire et musique savante, et une bataille idéologique fait rage : leur musique est-elle décriée parce qu’elle paraît trop "simple" ? Pourtant, rien n’est plus difficile que de faire simple…

avec :

Vanessa Wagner (Pianiste française (1973, Rennes - )).

En savoir plus

De Bach à Cocteau, les influences de Glass sont multiples, et il nous transmet une pluralité des mondes qui touche immédiatement au coeur.
L'apparente simplicité de sa musique serait-elle... de la magie ?

L'invitée du jour : 

Vanessa Wagner, pianiste

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Le procès de l'avant-garde

"Philip Glass a fait exploser des frontières qui étaient hyper gardées par l'intelligentsia, pour qui, si c'est moderne, il faut que ce soit incompréhensible par certains. Pollock avait cette nouvelle technique de jeter des pots de peinture sur une immense toile, et un critique d'art était allé dans un zoo et avait donné un pot de peinture à un chimpanzé qui avait fait à peu près la même chose. Ce critique avait donc dit : Jackson Pollock, quelle arnaque ! Et on fait finalement un peu le même procès aux minimalistes qui ont radicalement inventé et changé l'écriture musicale, et qui, 30 ou 40 ans avant le courant actuel, ont ouvert des portes."
Vanessa Wagner

La vague d'émotion Glass

"Le langage de Philip Glass, plus que répétitif, est additionnel : bien sûr que ça se répète et qu'il y a une sorte de grande radicalité dans cette répétition incessante, mais c'est comme un tapis qui prépare l'auditeur à un changement qui, brusquement, va nous prendre, balayer une émotion. En additionnant des changements infimes, ça crée comme un kaléidoscope très lent qui d'un coup déforme et vient changer la forme, et en s'additionnant, tout d'un coup, on se prend une vague d'émotion."
Vanessa Wagner

La musique de nos vies

"Il y a quelque chose de très visuel dans la musique de Glass. C'est un voyage qui a ce rapport au temps que je trouve très beau, très étiré, à la fois immobile et frémissant. C'est quelque chose de très étonnant et c'est une musique que j'écoute énormément quand je voyage, c'est juste magique.Pour moi, ceux qui moquent cette musique se coupent eux-mêmes par idéologie de cette puissance émotionnelle qu'elle apporte. Et il y a aussi finalement un mystère."
Vanessa Wagner

Sons diffusés :

  • Archive de Philip Glass, 7 novembre 1976, dans Musical Graffiti, France Musique
  • Extraits de Looking Glass, documentaire d’Eric Darmon, 2005
  • Tirol Concerto dans Glassforms, album de Bruce Brubaker et Max Cooper, concerto pour piano composé en 2000
  • Etude n°6 de Philip Glass, dans l’album Study of the Invisible de Vanessa Wagner, sous le label inFiné
  • Invention n°1 en Ut majeur BWV 787, de Bach, interprété par Glenn Gould dans son album The Toccatas & Invention
  • The somnambulist, scène 6 des Enfants terribles, interprété par Katia Marielle Labèque, opéra de Philip Glass composé en 1996
  • Extrait des Enfants terribles, film de Jean-Pierre Melville, 1950
  • Musique de fin : Opening dans Glassworks, interprété par Vikingur Olafsson, album paru en 1982
Références

L'équipe

Adèle Van Reeth
Adèle Van Reeth
Adèle Van Reeth
Production
Géraldine Mosna-Savoye
Production déléguée
Nicolas Berger
Réalisation
Manon de La Selle
Collaboration
Laurence Malonda
Réalisation
Anaïs Ysebaert
Collaboration
Jules Barbier
Collaboration