Grève d'employés du secteur public contre les coupes sociales du Premier ministre français Alain Juppé, avec une grande bannière de Karl Marx, 16 décembre 1995
Grève d'employés du secteur public contre les coupes sociales du Premier ministre français Alain Juppé, avec une grande bannière de Karl Marx, 16 décembre 1995
Grève d'employés du secteur public contre les coupes sociales du Premier ministre français Alain Juppé, avec une grande bannière de Karl Marx, 16 décembre 1995 ©Getty - Steve Eason/Hulton Archive
Grève d'employés du secteur public contre les coupes sociales du Premier ministre français Alain Juppé, avec une grande bannière de Karl Marx, 16 décembre 1995 ©Getty - Steve Eason/Hulton Archive
Grève d'employés du secteur public contre les coupes sociales du Premier ministre français Alain Juppé, avec une grande bannière de Karl Marx, 16 décembre 1995 ©Getty - Steve Eason/Hulton Archive
Publicité
Résumé

Quelle place tient la grève dans la pensée de Karl Marx ? Dans quels contextes et pourquoi la violence doit-elle intervenir ? Quelle est la place des mots dans les luttes à mener ?

avec :

Florian Nicodème (professeur de philosophie au lycée Jacques Decour à Paris et traducteur de philosophie allemande (Marx, Adorno)).

En savoir plus

L'invité du jour :

Florian Nicodème, professeur de philosophie au lycée Jacques Decour à Paris et traducteur de philosophie allemande (Marx, Adorno)

Place de la grève chez Marx

La place de la grève chez Marx est à la fois très latérale, puisque les textes canoniques sur la grève sont peu nombreux, mais en même temps c’est une place centrale dans la mesure où son positionnement pour ou contre la grève (dans quel contexte une grève est positive ? Ou au contraire une perte de temps ?) est une question qui vient révéler un certain nombre de lignes de failles ou de force de la pensée de Marx. Comment définit-on une grève ? Se limite-t-on au simple retrait des travailleurs qui refusent de venir travailler et s’amputent d’une partie de leur salaire ? Y fait-on d’autres actions plus spectaculaires comme la manifestation, voire l’occupation des outils de production, fabriques, usines, voire parfois la destruction même des outils de production ? Il y a différents types de grèves et la question de l’usage de la violence est une des questions que ça vient interroger chez Marx, et dans la tradition marxiste notamment chez Lénine et plus tard encore chez Mao.      
Florian Nicodème

Publicité

La grève révélatrice de deux versions du marxisme

La grève a été une ligne de faille entre deux versions du marxisme, deux tendances propres à la pensée de Marx qui ont parfois été opposées l’une à l’autre dans l’héritage de Marx : d’un côté un économisme, une confiance dans les lois structurelles de l’économie et l’idée que finalement le destin des travailleurs et de l’humanité se joue sur des logiques historiques de long termes ou structurelles, ou bien d’un autre côté un marxisme plus attentif à la singularité des luttes, à ce que chaque lutte dans chaque secteur à chaque époque a d’absolument irréductible à une autre, et où la question du moyen à utiliser à tel endroit à tel moment et l’analyse de la situation particulière est l’enjeu véritable de la révolution.      
Florian Nicodème

Textes lus par Hélène Lausseur :

  • Extrait de La situation de la classe laborieuse en Angleterre, Mouvements ouvriers, 1845, Friedrich Engels
  • Extrait du Capital, de Karl Marx, Chapitre 8 : La journée de travail, Les éditions sociales

Sons diffusés :

  • Extraits du film Le Jeune Karl Marx, de Raoul Peck, 2017
  • Archive d'un JT de 18h, France Inter, 17 décembre 2019
  • Chanson L'Internationale, par Chanson plus bifluorée
Références

L'équipe

Adèle Van Reeth
Adèle Van Reeth
Adèle Van Reeth
Production
Thomas Beau
Réalisation
Géraldine Mosna-Savoye
Production déléguée
Isis Jourda
Collaboration
Manon de La Selle
Collaboration
Laurence Malonda
Réalisation
Anaïs Ysebaert
Collaboration
Jules Barbier
Collaboration