Maxime Rovère
Maxime Rovère - Copyright Camila Scorcelli
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Le philosophe Maxime Rovere travaille à partir du concept sociologique d’interaction pour réfléchir sur les phénomènes sociaux, notamment l’acte d’apprendre, qu'il questionne dans son dernier livre “L'école de la vie”, qui met en lumière la dimension érotique de l’apprentissage.

Avec
  • Maxime Rovere Philosophe, spécialiste de Spinoza, membre de l’Institut Néerlandais d’Etudes Avancées à Amsterdam

Etre philosophe, est-ce un métier ? Est-ce une vocation ? Comment se fabrique un concept ? Et quel est le rôle du philosophe dans la cité ?

Maxime Rovere est diplômé en philosophie et ancien élève d’histoire de l’art à l’école du Louvre.
Il est l’auteur d’ouvrages sur Spinoza et d’adaptations de textes classiques destinés à la jeunesse, du Magicien d’Oz au Tour du monde en 80 jours. Il a publié une biographie de Casanova et vient de faire paraître un livre intitulé L'école de la vie, qui examine la dimension érotique de l’acte même d’apprendre. 

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L'invité du jour :

Maxime Rovere, philosophe, spécialiste de Spinoza, Maxime Rovere est actuellement membre de l’Institut Néerlandais d’Etudes Avancées à Amsterdam

Qu'est-ce que l'interaction ?

L’interaction a été pensée par le sociologue Erving Goffman, entre 70 et 90, l’interactionnisme, une manière d’étudier ce qui naît des échanges entre les personnes et ne relève pas de ce qu’étaient les individus auparavant… Il montre que la manière dont on se présente ne dépend pas ce qu’on est, mais d’interactions avec l’autre qui vont générer des identités. En tant que philosophe je reprends ce concept d’interaction pour lui donner une extension plus grande que celle de la sociologie des échanges, j’essaye de lui donner une dimension métaphysique qui va nous permettre de considérer les individus comme des pelotes d’interactions, faisant éclater l’unité de l’individu, mais aussi de considérer les phénomènes sociaux comme des interactions parmi d’autres, ce qui nous évite de réduire l’humain à de simples déterminismes.                    
Maxime Rovere

L'érotique de l'apprendre

Il faut désarticuler l’association immédiate entre l’érotique et le sexuel, je parle d’une érotique au sens de Platon, un art du désir qui est aussi un art de l’attention, attirer l’attention et faire en sorte que les désirs d’ordre physiologique, symbolique, affectif, convergent vers un problème… L’érotique des professeurs n’est pas une manière de séduire les élèves mais de séduire les interactions pour entrer en synergie.                  
Maxime Rovere

Sons diffusés :

  • Extrait du film Le dîner de cons, de Francis Veber, 1998
  • Archive d'André Pessel, dans l'émission Le café des philosophes, France Culture, 11/08/1986
  • Extrait du film Solaris, d'Andreï Tarkovski, 1972
  • Chanson de Jorge Ben Jor, Assim falou Santo Tomaz de Aquino
  • Archive du 7 octobre 2019, journal de 18h d'Amélie Perrier, France Inter
  • Musique de Philip Glass, E_instein on the beach_, acte I, 1976

L'ARCHIVE DU VENDREDI / LA PHILO DANS LE RETRO :

Chaque vendredi, l'équipe des Chemins de la philosophie vous propose d'écouter un moment d'archive de philosophe(s) ou de philosophie.
Aujourd'hui, écoutons Emil Cioran évoquer ses nuits de veille, en 1989.

L'équipe

Adèle Van Reeth, directrice de France Inter
Adèle Van Reeth, directrice de France Inter
Adèle Van Reeth
Production
Clara Degiovanni
Collaboration
Géraldine Mosna-Savoye
Géraldine Mosna-Savoye
Géraldine Mosna-Savoye
Production déléguée
Nicolas Berger
Réalisation
Manon de La Selle
Collaboration
Laurence Malonda
Réalisation
Anaïs Ysebaert
Collaboration