Image du film "Nausicaä de la vallée du vent" d'Hayao Miyazaki
Image du film "Nausicaä de la vallée du vent" d'Hayao Miyazaki - Copyright Studio Ghibli
Image du film "Nausicaä de la vallée du vent" d'Hayao Miyazaki - Copyright Studio Ghibli
Image du film "Nausicaä de la vallée du vent" d'Hayao Miyazaki - Copyright Studio Ghibli
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Tiré d'un manga qu'il a lui-même écrit, Miyazaki réalise "Nausicaä de la vallée du vent", son second long-métrage, en 1984. Cette oeuvre de science fiction mène, comme tout au fil de son cinéma, une réflexion sur l’éthique de la terre. Doit-on dominer la nature ? Doit-on chercher l'équilibre ?

Avec
  • Raphaël Colson essayiste spécialisé dans l’étude de l’imaginaire populaire et l’imaginaire futuriste, la science-fiction

"Née aux confins occidentaux du continent eurasien, la civilisation de l’industrie s’était répandue en quelques siècles dans le monde entier, pour constituer une gigantesque société industrialisée. Cette civilisation du gigantisme industriel, arrachant les richesses du sol, maculant les cieux et allant jusqu’à recréer des êtres vivants à sa guise, parvint à son zénith mille ans plus tard, avant de sombrer dans un déclin fulgurant. Au cours de la guerre qui fût désignée comme "les sept jours de feu", les cités humaines, répandant des substances empoisonnées, furent anéanties, les savoirs techniques complexes et avancés furent perdus, et la surface terrestre dans son ensemble prit l’aspect d’un désert. Par la suite, la civilisation industrielle ne connut pas de reprise, et l’humanité dut faire face à une longue ère crépusculaire".
Introduction du manga "Nausicaä de la vallée du vent" de Hayao Miyazaki, tome 1, éditions Glénat

Ainsi commence Nausicaä de la vallée du vent, le deuxième long métrage du réalisateur Hayao Miyazaki, que ce film propulse vers la reconnaissance internationale en 1984. Le film met en scène une jeune fille, Nausicaä, qui doit sauver la planète envahie par la pollution, la forêt toxique appelée "fukaï", et en proie aux guerres dans les communautés survivantes…

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59 min

L'invité du jour :

Raphaël Colson, essayiste spécialisé dans l’étude de l’imaginaire populaire et l’imaginaire futuriste, la science-fiction

Nausicaä, une œuvre de science fiction

"Nausicaä correspond à une période particulière dans l’œuvre de Miyazaki, que j’appelle futuriste ou rétrofuturiste, un ensemble d’œuvres qui part de Conan, le fils du futur, sa première réalisation télé, qui inclut Nausicaä, Le Voyage de Shuna, un manga non traduit en français, et qui s’achève avec Le Château dans le ciel". Raphaël Colson

Ce sont quatre œuvres de science fiction qui se situent dans un futur post-apocalyptique et qui portent en elles l’esthétique rétro-futuriste, un mélange de choses anciennes et futuristes. Dans Nausicaä on voit par exemple des chevaliers en armure, côtoyer des fantassins avec des fusils et naviguer sur des vaisseaux volants.

1h 00

Miyazaki, écolo ?

Miyazaki dit lui-même qu’il n’est pas écolo. En tout cas, il ne faut pas l’envisager sous l’angle de l’écologie telle qu’on l’entend en occident. C’est beaucoup plus subtil. Miyazaki est Japonais et vit dans une culture shintoïste qui a un rapport à la nature très particulier. Toute chose a une âme au sein de la nature et le rapport de la culture japonaise avec la nature diffère de notre rapport occidental. On le voit dans son cinéma et plus particulièrement dans Nausicaä : domine-t-on la nature ? Ou cherche-t-on l’équilibre ?

"Miyazaki, évidemment, cherche l’équilibre mais renvoie à cette problématique de la société techno-industrielle et cette volonté d’écraser et dominer la nature". Raphaël Colson

Sons diffusés :

  • Plusieurs extraits du film Nausicaä de la vallée du vent, de Miyazaki, 1984
  • Extrait de la série Conan, le fils du futur, de Miyazaki, 1978
  • Chanson de fin : Kaze no Tani no Naushika, de Joe Hisaishi, interprétée par Narumi Yasuda

L'équipe

Adèle Van Reeth, directrice de France Inter
Adèle Van Reeth, directrice de France Inter
Adèle Van Reeth
Production
Elsa Lesaulnier
Collaboration
Thomas Beau
Réalisation
Géraldine Mosna-Savoye
Géraldine Mosna-Savoye
Géraldine Mosna-Savoye
Production déléguée
Nicolas Berger
Réalisation
Isis Jourda
Collaboration
Anaïs Ysebaert
Collaboration
Colomba Grossi
Collaboration