François Truffaut et Jean-Pierre Léaud (Antoine Doinel)
François Truffaut et Jean-Pierre Léaud (Antoine Doinel)
François Truffaut et Jean-Pierre Léaud (Antoine Doinel) ©Getty -  Alain Dejean - Sygma
François Truffaut et Jean-Pierre Léaud (Antoine Doinel) ©Getty - Alain Dejean - Sygma
François Truffaut et Jean-Pierre Léaud (Antoine Doinel) ©Getty - Alain Dejean - Sygma
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Résumé

De 1959 à 1979, au travers de cinq films, François Truffaut filme le personnage d'Antoine Doinel (incarné par Jean-Pierre Léaud) de ses 14 ans jusqu'à la trentaine. Il rencontre des femmes, il aime, il vieillit... Serait-il le double cinématographique de Truffaut ?

avec :

Arnaud Guigue (philosophe, spécialiste de François Truffaut).

En savoir plus

Qui parle, au cinéma ? Est-ce le réalisateur qui puise dans ses souvenirs pour créer, pour filmer ? Est-ce l'acteur qui met son propre corps au service d'un personnage de fiction ? Est-ce le spectateur qui ne voit que ce qu'il veut bien voir, et qui lui ressemble étrangement ?
Qui est Antoine Doinel, personnage de fiction de François Truffaut, est-ce son double ? Est-ce Jean-Pierre Léaud, qui incarne le personnage ?

L'invité du jour :

Arnaud Guigue, philosophe, spécialiste de François Truffaut

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Un cycle cinématographique inédit ?

Ce qui est intéressant dans le cycle Doinel, c’est que chaque film est de facture différente. "Domicile conjugal" est une comédie, "Les Quatre Cents Coups" est un film extrêmement grave. Dans le cycle, j’aurais tendance à penser que "Les Quatre Cents Coups" est un peu à part du reste, parce que Jean-Pierre Léaud en Doinel jeune est un personnage qui ne fait pas sourire, c’est un enfant mal-aimé en partie rejeté par le système. Tous les autres films sont plus enlevés, où Doinel cherche à s’insérer dans la société.    
Arnaud Guigue

Doinel, un anti-héros

À la fin des années 50, il est évident que le personnage de Doinel, interprété par Jean-Pierre Léaud, apporte quelque chose de radicalement différent neuf dans le cinéma français. On voit la rupture avec les Gabin, Ventura, Belmondo. Doinel s’en démarque. À la fin des années 50 on est encore dans les rapports entre hommes et femmes qu'on observe chez Godard dans "À bout de souffle". Il y a vraiment une rupture à partir de ce moment-là : on est dans l’anti-héros total.    
Arnaud Guigue

Sons diffusés dans l'émission :

  • Montage d'ouverture d'émission par Thomas Beau, avec différents films du cycle Doinel illustrant l'évolution du personnage
  • Archives de François Truffaut, dans Cinémascope, René Michelems, RTBF, 1980
  • Extrait du film Les Quatre Cents Coups, de François Truffaut, 1959
  • Archive du casting de Jean-Pierre Léaud pour Les Quatre Cents Coups
  • Extrait du film Antoine et Colette, de François Truffaut, 1962
  • Extraits du film Baisers volés, de François Truffaut, 1968
  • Archive de François Truffaut, dans Mémoires d'un cinéaste, entretiens diffusés de février 1976 à mars 1982 sur France Culture
  • Chanson de fin : Alain Souchon, L'amour en fuite
Références

L'équipe

Adèle Van Reeth
Adèle Van Reeth
Adèle Van Reeth
Production
Thomas Beau
Réalisation
Géraldine Mosna-Savoye
Production déléguée
Isis Jourda
Collaboration
Manon de La Selle
Collaboration
Anaïs Ysebaert
Collaboration
Jules Barbier
Collaboration