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Par Adèle Van Reeth

Réalisation : Lionel Quantin

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Lectures : Jean-Louis Jacopin

A quoi tu penses ? A rien. C’est donc que tu penses à quelque chose, sinon tu me répondrais, simplement : je ne suis pas en train de penser, ce qui est impossible. Le rien, ce sont les vagues de l’esprit qui, certes, pense, mais sans savoir à quoi il pense. Tout comme l’absence est le signe d’une présence qui manque, le rien est un mot qui désigne une chose qui s’ignore : un rien me fait chanter, un rien me fait danser, et quand je ris pour rien, je ris sans raison, et c’est déjà beaucoup.

Si le rien n’est rien, et si la pensée est toujours pensée de quelque chose, alors le rien est impensable, inimaginable même.

Penser le rien, c’est une manière pour la raison de se confronter au plus gros défi qui soit, et ce sera l’enjeu de cette semaine.

Demain, Bruno Clément viendra nous parler de la mise en scène du rien dans l’écriture de Samuel Beckett, mercredi, Céline Denat nous expliquera le nihilisme nietzschéen et c’est Simone Mazauric, qui vous relatera jeudi les épisodes scientifiques et conceptuels passionnants de la querelle du vide.

Mais pour l’heure, préparez-vous à affronter la question métaphysique par excellence, celle qui fait pâlir la raison et trembler les concepts : pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien.

Francis Wolff
Francis Wolff

Références:

  • Extrait de* La balade sauvage* de Terrence Malick (1973)
  • Un rien me fait chanter , de Charles Trenet
  • Everything means nothing to me, d'Elliot Smith
  • Ce n'est rien, de Julien Clerc

Lectures:

- Henri Bergson , L'évolution créatrice (PUF)

Références

L'équipe

Adèle Van Reeth
Adèle Van Reeth
Adèle Van Reeth
Production
Géraldine Mosna-Savoye
Production déléguée
Jules Salomone
Collaboration
Marianne Chassort
Collaboration