Krishna conduit le char d'Arjuna École pahāṛī, Kāṇgrā, vers 1780. Gouache et or sur papier. National Museum, New Delhi
Krishna conduit le char d'Arjuna École pahāṛī, Kāṇgrā, vers 1780. Gouache et or sur papier. National Museum, New Delhi
Krishna conduit le char d'Arjuna École pahāṛī, Kāṇgrā, vers 1780. Gouache et or sur papier. National Museum, New Delhi - © Courtesy of the National Museum, New Delhi/photo Munish Khanna
Krishna conduit le char d'Arjuna École pahāṛī, Kāṇgrā, vers 1780. Gouache et or sur papier. National Museum, New Delhi - © Courtesy of the National Museum, New Delhi/photo Munish Khanna
Krishna conduit le char d'Arjuna École pahāṛī, Kāṇgrā, vers 1780. Gouache et or sur papier. National Museum, New Delhi - © Courtesy of the National Museum, New Delhi/photo Munish Khanna
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Résumé

Gandhi, Einstein, Martin Luther King : nombreuses sont les personnalités ayant cité la Gītā, devenue l'oeuvre populaire la plus lue et traduite de la tradition indienne. Mais comment ses usages permirent de justifier des positions opposées, tant sur la violence, que l'égalité entre les individus ?

avec :

Raphaël Voix (ethnologue et sociologue).

En savoir plus

Lorsque le 16 juillet 1945, Oppenheimer, le directeur scientifique en charge de la production de la première bombe atomique, assiste au premier essai dans le désert du Nouveau Mexique, la vue de l'immense champignon atomique lui évoque immédiatement... la Bhagavadgītā, le texte indien vieux de plus de deux mille ans qui inspira également Thoreau, Mandela, et avant eux, les Romantiques allemands.
Mais qu'est-ce qui, dans ce court texte racontant l'apparition du dieu Krishna au guerrier Arjuna sur un champ de bataille, lui confère une portée universelle ?

L'invité du jour :

Raphaël Voix, ethnologue, chargé de recherche au CNRS, spécialiste de l'ascétisme hindou

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Des textes humains et non humains

Il y a une ambivalence dans la réception de la Bhagavadgītā, certains y voyant un texte sectaire, d’autres y voyant une oeuvre beaucoup plus universelle… et cette universalité repose sur une réception qui s’est faite depuis deux siècles, à partir de l’Inde, et dans des échanges trans-nationaux à partir avec l’Europe et les Etats-Unis.
Pour comprendre comment cette oeuvre a été reçue de manière internationale, il faut évoquer quelques caractéristiques de celle-ci, elle est ancrée dans un milieu social spécifique, philosophique, historique, qui répond à des questions de son temps. Elle est née aux alentours de l’ère chrétienne, et est au départ le fait d’un mouvement sectaire qui prône la dévotion à Krishna. Mais très vite, elle a gagné un statut qui dépasse cela…
Les textes hindous ont été divisés en deux types : les textes “révélés”, qui n’ont pas d’origine, pas d’auteur ; et les autres textes dits de “tradition”, qui ont un auteur. La Bhagavadgītā est un texte de tradition, elle est donc plus accessible et fut traduite dans des langues vernaculaires beaucoup plus tôt, elle a gagné en popularité, mais en même temps, très vite on lui a conféré un statut presque aussi élevé qu’un texte révélé.
Raphaël Voix

Texte lu par Bernard Gabay :

  • Discours de Swami Vivekananda, Parlement mondial des religions Chicago, 11 septembre 1893 (avec une musique de Mychael Danna, Fatty)

Sons diffusés :

  • Archive de J. Robert Oppenheimer, The Decision to Drop the Bomb, NBC, 1965
  • Chanson de John Lennon, God
  • Adèle van Reeth lit un extrait d'un texte de Gandhi découvrant la Bhagavadgītā
  • Archive de Swami Prabhupāda présentant la Bhagavadgītā
  • Gaur Gopal Das explique la Bhagavadgītā en la comparant au film animé Le Rion Lion, de Disney : Bhagavadgita Explained in 10 Minutes, TRS Clips
  • Chanson de fin : Jimi Hendrix, Bold as Love
Références

L'équipe

Adèle Van Reeth
Adèle Van Reeth
Adèle Van Reeth
Production
Géraldine Mosna-Savoye
Production déléguée
Nicolas Berger
Réalisation
Manon de La Selle
Collaboration
Laurence Malonda
Réalisation
Anaïs Ysebaert
Collaboration
Jules Barbier
Collaboration