Victor Hugo ©Getty
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Résumé

Le dernier volet de notre série sur les visages est consacré aux gueules cassées et autres têtes défigurées présentes dans l'oeuvre de Victor Hugo. Quel lien nouer entre sa vie et sa fascination pour les visages abîmés ? Quelle place tient plus largement la figure du monstre dans ses écrits ?

avec :

Jean-Marc Hovasse (Professeur de littérature française à Sorbonne Université et directeur de recherches au CNRS).

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Est-ce que vous aussi vous admirez les défigurés, les sales gueules, les blessés du visage, les borgnes et les sans-machoirs, ceux qui reviennent de loin mais qui sont quand même revenus, ceux qui défient les lois esthétiques et dont le nouveau visage transcende et démolit les règles du normal et du beau ?

L'invité du jour :

Jean-Marc Hovasse, professeur de littérature française à Sorbonne Université 

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La place du grotesque : 

La grande idée chez Victor Hugo, et particulièrement dans la Préface de Cromwell, c'est qu'il n'y a pas les personnages grotesques et les personnages sublimes, tous les personnages sont le mélange des deux. Les personnages sont des ensembles, des totalités. Il ne s'agit plus du sublime de l'antiquité mais de l'homme entier, l'homme complet qui est à la fois un corps et un esprit, il peut s'agir d'un corps grotesque et un esprit sublime par exemple...              
Jean-Marc hovasse

Le visage déformé :

Dans L'homme qui rit c'est une déformation, une défiguration du visage de l'homme sur l'homme. Ce livre est le roman préféré de ceux qui s'intéressent à la philosophie car par l'intermédiaire du personnage de Gwinplaine, ce roman livre toute une réflexion sur l'intérieur, l'extérieur, sur l'apparence et sur l'être.              
Jean-Marc Hovasse

Textes lus par Hélène Lausseur : 

  • Han d'Islande, Victor Hugo, 1823, chapitre XIX, éditions "Rencontre", p.249, 251, 252
  • Notre-dame de Paris, Victor Hugo, 1831, (I, V) "Quasimodo", la pléiade, p. 51
  • L'homme qui rit, Victor Hugo, 1869, (I,II) "Les comprachicos", éditions "Rencontre", p. 36

Sons diffusés : 

  • Archive Julien Guiomar, France Culture, 1967
  • Extrait du film Joker, Todd Philipp, 2019
  • Musique "Symphonie fantastique", Hector Berlioz
  • Musique "Marche funèbre d'une marionnette", Charles Gounod
  • Archive Anne Caprile et Jean-Marie Amato, 1957 
  • Texte lu par Adèle Van Reeth : P_réface de Cromwell_, Victor Hugo, 1827
  • Chanson de fin Ma gueule, Johnny Hallyday
Références

L'équipe

Adèle Van Reeth, directrice de France Inter
Adèle Van Reeth, directrice de France Inter
Adèle Van Reeth
Production
Clara Degiovanni
Collaboration
Géraldine Mosna-Savoye
Géraldine Mosna-Savoye
Géraldine Mosna-Savoye
Production déléguée
Nicolas Berger
Réalisation
Isis Jourda
Collaboration
Manon de La Selle
Collaboration
Lou Quevauvillers
Collaboration
Anaïs Ysebaert
Collaboration