Le nouvel album de Diana Krall
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Résumé

De la douceur avec le dixième album de Diana Krall sorti hier, "Turn up the quiet". Et de la fraîcheur avec le film de l'égyptien Yousry Nasrallah, "Le Ruisseau, le pré vert et le doux visage"

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"Turn up the quiet", dixième album de la chanteuse Diana Krall

Diana Krall a sorti, hier, un nouvel album très attendu, son dixième, intitulé "Turn up the quiet". Cet album, la pianiste et chanteuse canadienne l’a enregistré avec le célèbre producteur Tommy LiPuma qui avait par exemple travaillé avec Miles Davis, Barbra Streisand et Paul McCartney. Tommy LiPuma a accompagné Diana Krall pendant vingt-cinq ans, mais il est mort un mois à peine après la fin de leur travail d'équipe, le 13 mars dernier.

Après "Wallflower", son disque de reprises pop en 2015, "Turn up the quiet" signe un retour aux sources du jazz dans la tradition du Great American SongBook. On y entend quelques grands standards, donc, comme "Night and Day" ou "Sway", ou encore comme la chanson "Blue Skies", dans une magnifique version

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Superbe album classique de jazz que ce "Turn up the Quiet", un disque Verve Records. La chanteuse viendra nous le présenter lors d’une tournée française de quatre dates qui débutera en octobre prochain.

Toutes les informations sont à retrouver sur le site de Diana Krall : http://www.dianakrall.com/

<strong>Le film "Le ruisseau, le pré vert et le doux visage" de l’Egyptien Yousry Nasrallah</strong>

Et puis après la douceur, on peut s’offrir un peu de fraicheur et de bonne humeur en regardant un film qui vient de sortir en DVD, "Le ruisseau, le pré vert et le doux visage" de l’Egyptien Yousry Nasrallah. "Le ruisseau, le pré vert et le doux visage" n’est pas (contrairement aux apparences) un titre rohmérien, ce sont trois éléments du paradis dans la poésie arabe. Yousry Nasrallah dit avoir cherché dans son cinéma une bouffée de couleurs et d’oxygène, lui qui était suffoqué par l’air du temps sinistre et les violences de l’actualité de son pays.

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On y voit Yahia, qui tient une entreprise familiale de restauration dans la petite ville de Belqas où il concocte des repas pour des cérémonies. Yahia travaille avec ses deux grands fils, Refaat et Galal. L’aîné est fou amoureux de la plantureuse Chadia, qui vient de rentrer au village, et Galal court après tous les jupons depuis sa sortie de prison. Et puis il y a l’autre branche de la famille, tenus par des cousins cupides et parvenus qui veulent racheter l’entreprise pour cuisiner des burgers. Le film se passe autour de la préparation d’un mariage où se dessinent des relations d’amour avouées ou secrètes entre les personnages. Mais le réalisateur n’oublie pas que « tous les jours, en Egypte, on trouve des cadavres au bord des routes désertes » et la violence finit par interrompre brutalement la fête. Malgré tout, on vit dans ce film, on vit, on boit, on chante, on danse, on rit, on s’aime, on se serre les coudes, on défend la liberté, la dignité, le bonheur, et le pain, autrement dit tout ce qui a poussé les Egyptiens à descendre dans la rue en janvier 2011, et on le fait comme dans toutes les bonnes comédies populaires égyptiennes, en musique. « Mon film est un hymne au plaisir : un peuple qui ne sait pas jouir, aimer la beauté et baiser n’est pas un peuple », dit Nasrallah.

"Le Ruisseau, le pré vert et le doux visage" est un film épicurien qui célèbre la saveur de la vie en toutes circonstances. Il y a bien sûr du Youssef Chahine dans ce film, mais Nasrallah revendique une mise en scène « renoirienne » et une palette de couleurs qui fait voyager jusqu’à Bollywood !

A ne pas manquer donc cette comédie virevoltante sur la marmite égyptienne qui vient de sortir en DVD et dont France Culture est partenaire. Le film fait partie des cinq sélectionnés cette année pour le prix France Culture des étudiants qui sera remis à Cannes

Références

L'équipe

Caroline Broué
Caroline Broué
Caroline Broué
Production
Doria Zénine
Réalisation
Amélie Perrot
Collaboration