Louis XV reçoit l'ambassadeur ottoman Mehemet Effendi le 21 mars 1721 aux Tuileries, Collection MAS Estampes Anciennes
Louis XV reçoit l'ambassadeur ottoman Mehemet Effendi le 21 mars 1721 aux Tuileries, Collection MAS Estampes Anciennes
Louis XV reçoit l'ambassadeur ottoman Mehemet Effendi le 21 mars 1721 aux Tuileries, Collection MAS Estampes Anciennes - Wiki commons
Louis XV reçoit l'ambassadeur ottoman Mehemet Effendi le 21 mars 1721 aux Tuileries, Collection MAS Estampes Anciennes - Wiki commons
Louis XV reçoit l'ambassadeur ottoman Mehemet Effendi le 21 mars 1721 aux Tuileries, Collection MAS Estampes Anciennes - Wiki commons
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Résumé

Quelle est la nature des premiers contacts entre les Ottomans et l’Europe? s’interroge l’historien Edhem Eldem. Quel est le symbolisme de l’étiquette ? Qu’est ce que "l’hospitalité empoisonnée" et l’attitude hautaine de la diplomatie ottomane?

avec :

Edhem Eldem (professeur d'histoire à l'Université de Bogaziçi à Istanbul, titulaire de la chaire internationale d'histoire turque et ottomane au Collège de France).

En savoir plus

Comment apparaît l’obligation et le désir de s’ouvrir à l’Occident? Quels sont les phénomènes et les événements qui permettent de déceler, dès les années 1720, "une curiosité croissante pour l’Europe"? 

Foli d'un Folio Hubanname, par Fazil-i Enderuni, représentant un homme habillé à l'Occidentale, texte qui décrit les qualités des habitants de Rum, vers 1780
Foli d'un Folio Hubanname, par Fazil-i Enderuni, représentant un homme habillé à l'Occidentale, texte qui décrit les qualités des habitants de Rum, vers 1780
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Que peuvent nous apprendre les épitaphes funéraires? 

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Cimetière turc à Scutari, vers 1870
Cimetière turc à Scutari, vers 1870
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Titulaire de la chaire internationale d'Histoire turque et ottomane au Collège de France, professeur à l’université Bogaziçi à Istanbul, Edhem Eldem s’attache aujourd’hui, dans le cadre de sa série consacrée à "L’Empire ottoman et la Turquie face à l’Occident", au "changement sensible du rapport de forces au XVIIIe siècle" : 

"tandis que les Ottomans, depuis la fin du XVIIe siècle, commencent à perdre prise, leurs interlocuteurs occidentaux, eux, se font de plus en plus puissants et, souvent, arrogants. Il s’agit donc d’une situation nouvelle qui force les Ottomans à revoir leur politique envers un Occident de plus en plus envahissant et menaçant, mais aussi de plus en plus attrayant et tentant par ses succès". 

Edhem Eldem a notamment travaillé sur le commerce du Levant, la Banque ottomane, les dynamiques de l'occidentalisation, Istanbul au tournant du XXe siècle, l'orientalisme, la photographie, l'histoire de l'archéologie et des collections dans l'Empire ottoman et l'épigraphie funéraire. 

Il revient ici sur l’analyse d’images, comme des sources alternatives, et sur l’évolution de l’épitaphe funéraire, pour comprendre comme la société ottomane se transforme et se modernise sans pour autant avoir à s’inspirer d’un modèle occidental. 

Détail d'une miniature du Zenannâme (Livre des Femmes), Fazil Enderuni
Détail d'une miniature du Zenannâme (Livre des Femmes), Fazil Enderuni
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Alors, quels sont les chemins de la modernité? Comment les nouveautés circulent-elles et sont-elles reçues? 

Et nous gagnons tout de suite l’amphithéâtre du Collège de France, le 19 janvier 2018 pour le cours d’Edhem Eldem, "L’Empire ottoman et la Turquie face à l’Occident" aujourd’hui "Curiosité et hésitations".