Édouard Louis Dubufe (1819 1883), Le Congr ès de Paris , 25 février 1856 (1857). Musée de l'histoire de France
Édouard Louis Dubufe (1819 1883), Le Congr ès de Paris , 25 février 1856 (1857). Musée de l'histoire de France
Édouard Louis Dubufe (1819 1883), Le Congr ès de Paris , 25 février 1856 (1857). Musée de l'histoire de France - Wikicommons
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Résumé

Quelle est la vie politique de 1839 à 1856 dans l’Empire Ottoman? Comment le système ottoman est-il en train de s’occidentaliser? Dans quelle spirale mortelle des grands emprunts s’est jetée la Sublime Porte? Quel est le double tournant de 1856, entre réforme et règlement de la guerre de Crimée?

avec :

Edhem Eldem (professeur d'histoire à l'Université de Bogaziçi à Istanbul, titulaire de la chaire internationale d'histoire turque et ottomane au Collège de France).

En savoir plus

Pour achever sa série sur « L’Empire ottoman et la Turquie face à l’Occident, 1839-1856 », Edhem Eldem, qui enseigne aussi à l’université de Boğaziçi, nous propose un récit des deux décennies qui s’écoulent d’un « firman l’autre », c’est-à-dire du décret des Réorganisations en 1839 à celui des réformes en 1856.

Il fait le point sur la situation politico-économique, mais aussi géopolitique, puisque le Traité de Paris, signé le 30 mars 1856, doit régler « en quelque sorte, nous dit Edhem Eldem, le chaos qui avait été créé par les ambitions de la Russie à partir de 1853 ». La guerre de Crimée a opposé la Russie à une alliance réunissant l'Empire ottoman, la France, la Grande-Bretagne et la Sardaigne. La Russie ayant été battue, il s’agit en 1856 de rétablir l'équilibre des grandes puissances. 

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Dans le cours précédent, Edhem Eldem a indiqué que "1856, est un moment fort" qui se double pour les Ottomans de la promulgation du célèbre édit des réformes, le 18 février, deuxième décret emblématique des Tanzimat,

« dont on a dit qu’il complétait et parachevait celui de 1839 en apportant enfin la reconnaissance explicite de l’égalité de tous les sujets, indifféremment de leur religion » 

Or ce décret « est une pré-condition à la signature du traité de paix avec la Russie », imposée par ses alliés à l’Empire ottoman.

Pour Edhem Eldem :

« le décret de 1856 met un terme, en quelque sorte, à ce que il appelle le haut Tanzimat, c'est à dire la première moitié, d’une période qui va jusqu'en 1876 et qui s'inscrit dans ce désir de modernité, de transformation et d’occidentalisation ».

Les nouvelles règles du jeu, souligne Edhem Eldem, devaient inévitablement mettre en péril les équilibres traditionnels en créant des perturbations au sein d’une population fortement compartimentée et hiérarchisée selon des règles et des pratiques séculaires.

Nous gagnons le Collège de France le 20 février 2020, aujourd’hui « D'un firman l'autre : 1839-1856 ». 

Pour prolonger :

Autour de l'image de Une : "Le congrès de Paris, 25 février au 30 mars 1856", qui marque la fin de la guerre de Crimée. Sont représentés en 1857 par Édouard-Louis Dubufe(1819-1883)  : Camillo Cavour, Henry Richard Charles Wellesley Cowley, Karl Buol, Alexeï Fiodorovitch Orlov, François-Adolphe de Bourqueney, Joseph Alexandre de Hübner, Otto Theodor von Manteuffel, Alexandre Colonna Walewski, George Villiers, Mehmed Emin Ali Pacha, Philipp von Brunnow, Salvatore Pes di Villamarina, Maximilian Graf von Hatzfeldt-Trachenberg, Mehemmed Djemil Bey, Vincent Benedetti et Napoléon III