Le sésame, d’après Köhler, Köhler's Medizinal Pflanze, 1883-1914, planche présentée par J.-P. Brun au Collège de France
Le sésame, d’après Köhler, Köhler's Medizinal Pflanze, 1883-1914, planche présentée par J.-P. Brun au Collège de France
 Le sésame, d’après Köhler, Köhler's Medizinal Pflanze, 1883-1914, planche présentée par J.-P. Brun au Collège de France - Köhler / JP. Brun Collège de France
Le sésame, d’après Köhler, Köhler's Medizinal Pflanze, 1883-1914, planche présentée par J.-P. Brun au Collège de France - Köhler / JP. Brun Collège de France
Le sésame, d’après Köhler, Köhler's Medizinal Pflanze, 1883-1914, planche présentée par J.-P. Brun au Collège de France - Köhler / JP. Brun Collège de France
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Résumé

Quels sont les usages des matières grasses dans l’Antiquité ? Quelles sont les qualités des graines oléagineuses, à côté de l’huile d’olive ? demande l’archéologue Jean-Pierre Brun. Comment l’huile d’olive apparaît-elle comme un marqueur culturel fort du monde méditerranéen?

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Comment l’huile d’olive dont l’arbre a une place toute symbolique dans le monde antique, est-elle le "dénominateur commun, la spécificité du monde méditerranéen"? Quels étaient les procédés d’extraction, de broyage de l’huile d’olive ? Comment fonctionnaient les huileries ?   

Jean-Pierre Brun, Professeur au Collège de France, titulaire de la chaire "Techniques et économies de la Méditerranée antique", nous entraîne dans une vaste fresque sur le temps long dans le cadre de sa série pluiriannuelle, intitulée, "Technique et économie de l'huile d'olive dans la Méditerranée antique".  Après avoir ouvert par une histoire de l’olivier et de ses fruits du néolithique à l’antiquité, en faisant le lien avec aujourd’hui, et après avoir présenté la culture de cet arbre et la récolte des olives, l'archéologue a montré que : 

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« lorsque l'on traite de l'oléiculture, on a naturellement tendance à s'attacher surtout à l'huile qui était le produit le plus valorisé et le plus commercialisé. Il ne faut pas oublier que les olives étaient une nourriture de base des paysans et des ouvriers. » 

Nous avions terminé la semaine passée, sur la commercialisation des conserves d’olives et la fabrication de pâtes de ce même fruit. Aujourd’hui, nous ouvrons le chapitre des huiles. Et là encore, tout en nous livrant un état des lieux passionné de la recherche, l’archéologue qui a fouillé de nombreuses installations vinicoles et oléicoles romaines, notamment en Provence, mais aussi en Italie et en Grèce, corrige quelques simplifications tout en nous prévenant des biais d’une documentation savante, plus tournée vers les produits des riches et les usages thérapeutiques. De fait certaines pratiques, comme l’usage de l’huile de noix dans les Alpes, reste encore à découvrir... L’analyse chimique permettra peut-être d'ouvrir nos perspectives, espère-t-il. Aussi le cours d’aujourd’hui ouvre sur les autres matières grasses et leurs usages, des matières animales aux graines oléagineuses… 

Nous découvrons le sésame d’Egypte et le ricin qui sert notamment pour l’éclairage, les graines de lin ou l’huile de Bân ou Moringa Peregrina…     

Et nous gagnons l’amphithéâtre du Collège de France, le 30 octobre 2017, pour le cours  de Jean-Pierre Brun, "Technique et économie de l'huile d'olive dans la Méditerranée antique ». Aujourd’hui, "De l’huile de lin et de Bân, à l’huile d’olive, de l’usage des matières grasses".

Références

L'équipe

Merryl Moneghetti
Coordination
Anne Sécheret
Réalisation