L'oiseau observe des poissons (Gao Qipei, 1713) - A l'origine de toutes choses, le qì (氣) principe fondamental formant et animant l'univers et la vie, relie les êtres et les choses entre eux.
L'oiseau observe des poissons (Gao Qipei, 1713) - A l'origine de toutes choses, le qì (氣) principe fondamental formant et animant l'univers et la vie, relie les êtres et les choses entre eux.
L'oiseau observe des poissons (Gao Qipei, 1713) - A l'origine de toutes choses, le qì (氣) principe fondamental formant et animant l'univers et la vie, relie les êtres et les choses entre eux. - Walters Art Museum
L'oiseau observe des poissons (Gao Qipei, 1713) - A l'origine de toutes choses, le qì (氣) principe fondamental formant et animant l'univers et la vie, relie les êtres et les choses entre eux. - Walters Art Museum
L'oiseau observe des poissons (Gao Qipei, 1713) - A l'origine de toutes choses, le qì (氣) principe fondamental formant et animant l'univers et la vie, relie les êtres et les choses entre eux. - Walters Art Museum
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Résumé

Comment aborder la notion de nature différemment ? Comment intervient la possibilité de penser le monde comme énergie ? Comment la nature a-t-elle été thématisée dans la Chine ancienne ? s’interroge la sinologue Anne Cheng. Comment représenter juridiquement la nature ? demande François Ost.

avec :

Anne Cheng (Sinologue, titulaire de la chaire « Histoire intellectuelle de la Chine » au Collège de France.), François Ost (Juriste, professeur émérite à l'université Saint-Louis de Bruxelles, philosophe du droit et dramaturge belge.).

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Rediffusion du 21/11/2018

Peut-on personnaliser la nature pour elle-même vraiment ? s’interroge le juriste François Ost, alors que les enjeux environnementaux pressent de trouver des solutions juridiques efficaces pour protéger la biosphère et les paysages.

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Pour l’anthropologue, Philippe Descola qui a dirigé l'organisation et son comité du colloque "Les natures en question", il s’agit d’examiner dans une perspective interdisciplinaire les questions soulevées par les déplacements de la frontière entre déterminations naturelles et déterminations humaines. 

Ce colloque propose d’interroger les recompositions anthropologiques, juridiques, philosophiques et épistémologiques, que l’effritement des limites de la nature rend possibles…

La semaine passée, le philologue Jean-Noël Robert, s’était demandé comment situer la nature dans l’esprit, selon l’approche japonaise, et comment cette notion européenne avait été traduite dans la pensée bouddhiste sino-japonaise dont il est spécialiste.  

Anne Cheng, titulaire de la chaire Histoire intellectuelle de la Chine interroge à son tour aujourd’hui cette altérité de la notion de nature dans la Chine ancienne. 

Alors que l’Europe appréhende la nature sur le mode des oppositions, comment la Chine l’aborde-t-elle dans une perspective énergétique ? 

François Ost, Professeur de philosophie et de sociologie du droit à Bruxelles et à Genève pose quant à lui la question juridique de l’attribution à la nature ou à certains de ses éléments, de la qualité de sujet de droit.

"Peut-on représenter directement la nature, comment se mettre dans ses yeux en quelque sorte pour mesurer quel est son préjudice ?"

Il propose des exemples passionnants pour voir dans quelle mesure nous pourrions personnaliser la nature.

Nous gagnons le Collège de France, le 20 octobre 2017, pour la conférence d'Anne Cheng, "Peut-on parler de « nature humaine » dans la pensée chinoise ancienne ?", suivie de François Ost, "La nature, sujet de droit ?"