Saint François dans un lys, Jacques Callot, 1614-1615/Détail du frontispice de "Léviathan" de Thomas Hobbes, dans l'édition Penguin
Saint François dans un lys, Jacques Callot, 1614-1615/Détail du frontispice de "Léviathan" de Thomas Hobbes, dans l'édition Penguin
Saint François dans un lys, Jacques Callot, 1614-1615/Détail du frontispice de "Léviathan" de Thomas Hobbes, dans l'édition Penguin - Gallica/Wikicommons
Saint François dans un lys, Jacques Callot, 1614-1615/Détail du frontispice de "Léviathan" de Thomas Hobbes, dans l'édition Penguin - Gallica/Wikicommons
Saint François dans un lys, Jacques Callot, 1614-1615/Détail du frontispice de "Léviathan" de Thomas Hobbes, dans l'édition Penguin - Gallica/Wikicommons
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Résumé

Comment se placer à la tête d’un corps politique sans en être le chef? Pour son 3e volet consacré au frontispice saisissant du "Léviathan" de Hobbes, l'historien Patrick Boucheron met en lumière Saint-François, qui fait du renoncement à la domination, le principe actif de son exercice du pouvoir...

avec :

Patrick Boucheron (Historien, professeur au Collège de France, titulaire de la Chaire d’histoire des pouvoirs en Europe occidentale (XIIIe-XVIe siècle)).

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Rediffusion du 4 mai 2017

Comment Léviathan « fait-il le peuple ? » Comment le temps passe-t-il sur l’image de Mao ? « Quels changements prophétise l’histoire ? » Comment Hobbes signe-t-il un moment d l’histoire des pouvoirs, un moment de répulsion ?

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Patrick Boucheron, titulaire de la chaire « Histoire des pouvoirs en Europe occidentale, XIIIᵉ-XVIᵉ siècle, nous entraîne dans une grande enquête à la recherche d’une méthode historique d’appréhension des fictions politiques dans le cadre de la série de cours qu’il a donnés début 2017. Nous voici aujourd’hui au terme de son interrogation, sur 3 cours, autour de l’événement visuel que représente le frontispice du Léviathan de Thomas Hobbes. Nous revenons sur cette image saisissante, par laquelle le philosophe imagine l’Etat, cette représentation qui nous confronte à la fois à un monstre marin, un dieu mortel au corps composite et à un homme artificiel qui prophétise l’automatisation des rapports de pouvoir.

Dans la perspective des travaux historiques de Carlo Ginzburg, Patrick Boucheron, questionne le dilemme entre morphologie et histoire.

« Est-on avec la fiction face à une forme indifférente à l’histoire, demande-t-il, qui s’appuie sur un répertoire limité de figurations narratives, d’expériences historiques qui assurent une relative prévisibilité de l’histoire ou sommes-nous au contraire face au temps qui déforme les fictions, les rend peu à peu méconnaissables, imprévisibles et dangereuses ».

L’historien, spécialiste de l’Italie médiévale, nous invite ce matin à prendre congé de la métaphore organiciste, caractérisée par la société eucharistique que menace le pouvoir cannibale. Nous découvrons avec Saint François, comment l’incorporation peut jouer des principes féminins avec l’image de la mère poule et des principes masculins avec le sein d'Abraham, le sein du père. Avec l’apparition de l’automate de Hobbes, le Léviathan, nous entrons dans la modernité et nous voici face à la métaphore artificialiste et à une politique à venir qui n’existe pas encore, l’automatisation des rapports de pouvoir. « Le corps politique moderne ne coïncide plus avec le corps mystique de l’Etat royal ».

Et nous gagnons l’amphithéâtre du Collège de France, le 7 mars 2017, pour le cours de Patrick Boucheron, sur les fictions politiques, aujourd’hui "Face au Léviathan, 3 : morphologie et histoire"

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