Représentation du « Bal des ardents ». Miniature attribuée à Philippe de Mazerolles, tirée d'un manuscrit des Chroniques de Froissart. British Library, Harley 4380, fo 1. - Wikicommons/British Library,
Représentation du « Bal des ardents ». Miniature attribuée à Philippe de Mazerolles, tirée d'un manuscrit des Chroniques de Froissart. British Library, Harley 4380, fo 1. - Wikicommons/British Library,
Représentation du « Bal des ardents ». Miniature attribuée à Philippe de Mazerolles, tirée d'un manuscrit des Chroniques de Froissart. British Library, Harley 4380, fo 1. - Wikicommons/British Library,
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Résumé

Le pouvoir est-il "une illusion qui dure"? Pourquoi le portrait du roi « en naufragé »? "Qu'est-ce qui rend le tyran attirant?" demande le médiéviste Patrick Boucheron. Comment le pouvoir est-il toujours affaire de rythme?

avec :

Patrick Boucheron (Historien, professeur au Collège de France, titulaire de la Chaire d’histoire des pouvoirs en Europe occidentale (XIIIe-XVIe siècle)).

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« Que se passerait-il si le roi de comédie passait outre le rituel bien huilé des pratiques de dérision, imposant son propre rythme au calendrier carnavalesque, retournant la fiction contre elle-même ? « Que se passerait-il si le roi des sots devenait le roi tout court » ? S’interroge-t-il encore. 

Dans quelles "conditions des énoncés font-ils effet sur le réel". Qu’est-ce qu’un "événement, sinon un débordement, un rituel qui tourne mal"?

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Patrick Boucheron, titulaire de la chaire Histoire des pouvoirs en Europe occidentale, XIIIᵉ-XVIᵉ siècle, nous entraîne depuis l’an passé dans une grande enquête autour des fictions politiques. 

Cette année il a concentré son regard sur la révolution narrative qui a suivi le Decameron de Boccace et il a resserré l’intrigue sur l’Italie médiévale et la novellistica toscane. Il achève aujourd’hui cette grande exploration.

Dans la présentation qui accompagne la série, l’historien proposait 

"d’envisager la puissance narrative de l’exercice du pouvoir, qui noue art de gouverner et art de raconter, pour comprendre les formes historiques du consentement au pouvoir autoritaire". 

"Ce qu’il y a d’attirant dans la tyrannie, résumait-il c’est sa puissance fictionnelle. Non seulement sa capacité à parler et à faire parler, mais à susciter une énergie narrative. Et le travail de l’historien consiste à chercher le moyen d’y contrevenir."

"Si la fiction politique nous donne des nouvelles de la tyrannie, remarque-t-il, elle ne nous prévient jamais de rien - c'est un avertissement qui n'est jamais entendu par quiconque".

Et nous gagnons l’amphithéâtre du Collège de France, le 3 avril 2018 pour le cours de Patrick Boucheron, aujourd’hui « Fictions politiques, fins dernières »

Références

L'équipe

Moneghetti Merryl
Moneghetti Merryl
Merryl Moneghetti
Coordination
Anne Sécheret
Réalisation