C. Malik (Liban), R. Cassin (France) & E. Roosevelt (États-Unis), membres de la commission des Droits de l’homme des Nations unies
C. Malik (Liban), R. Cassin (France) & E. Roosevelt (États-Unis), membres de la commission des Droits de l’homme des Nations unies
C. Malik (Liban), R. Cassin (France) & E. Roosevelt (États-Unis), membres de la commission des Droits de l’homme des Nations unies - R. Cassin Onu/ projet de pacte sur les Droits de l’homme
C. Malik (Liban), R. Cassin (France) & E. Roosevelt (États-Unis), membres de la commission des Droits de l’homme des Nations unies - R. Cassin Onu/ projet de pacte sur les Droits de l’homme
C. Malik (Liban), R. Cassin (France) & E. Roosevelt (États-Unis), membres de la commission des Droits de l’homme des Nations unies - R. Cassin Onu/ projet de pacte sur les Droits de l’homme
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Résumé

Faut-il naturaliser des gens assimilés, ou faut-il les assimiler une fois qu’ils sont naturalisés? Le démographe sociologue, François Héran poursuit son analyse des grandes discussions de politique démographique après 1945.

avec :

François Héran (Sociologue et professeur au collège de France).

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Nouvelle diffusion du 7/09/2020

Comment se combinent différents principes autour des questions liées à la  politique migratoire ?

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Titulaire de la chaire « Migrations et sociétés », François Héran questionne les notions controversées, discutées d’intégration et d’assimilation dans le cadre de sa série intitulée « Intégration : constats et débats ». 

Paul-André Rosental, professeur à Sciences Po et chercheur associé à l'Ined,  revient sur "l'itinéraire atypique" de l'anthropologue démographe, "fruit, selon lui, "d’une insatiable curiosité" :

« François Héran s’inscrit dans la tradition française du sociologue-philosophe incarnée par des figures comme Maurice Halbwachs, Raymond Aron, Pierre Bourdieu ou Bruno Latour. Mais il est rare, en France, que des intellectuels “classiques” choisissent de partir à l’Insee pour diriger des enquêtes statistiques. Et plus rare encore qu’ils aient à la fois réalisé des travaux démographiques sur la France contemporaine et inventé des systèmes anthropologiques de représentation de la parenté ! Dans le milieu de la recherche, il est plus facile d’enfoncer toujours le même clou. »

Lorsque François Héran a commencé à travailler sur l’immigration, le sujet était "incandescent" – « obsédant », résume-t-il, dans Le Temps des immigrés (Seuil, 2007).

Le cours précédent nous a présenté les travaux d’une association de droit privé international, regroupant différents personnalités, dont René Cassin, le grand rédacteur de la Déclaration universelle des droits de l'homme, adoptée en 1948. François Héran revient sur les débats :

"Alors que le Conseil d'État doit délibérer sur un projet de texte relatif à la naturalisation de certains groupes - les Nordiques - plutôt que d'autres - les Méditerranéens, les Orientaux -, René Cassin rappelle que les principes communs doivent s'appliquer à tous. Dans le discours de ses interlocuteurs, l'antienne des groupes allogènes réapparaît : les Espagnols et les Polonais, qui sont venus en France avec leurs prêtres et leurs journaux, sont cités."

Dans ce contexte de l'immédiat après-guerre, il s’agissait de « pondérer l'argument démographique, l’argument économique et l'argument juridique des droits de l'homme, pour définir les nouvelles lois de l'immigration ». 

Alors comment l’Etat n’est-il plus le seul sujet de droit international ? Comment l’individu devient-il aussi un système de droit ?

Nous gagnons le Collège de France le 7 et 14 février 2020 pour le cours de François Héran, "L’intégration, de l’idéal au réel"