France Culture
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Résumé

Lors de ses derniers vœux aux Français, François Mitterrand prononça une phrase énigmatique : « Je crois aux forces de l’esprit ». Or, c’est précisément le thème du dernier livre de Marie de Hennezel, Croire aux forces de l’esprit (Fayard)...

avec :

Marie de Hennezel (Psychologue et écrivain).

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Psychologue et psychothérapeute, Marie de Hennezel a intégré en 1987 la première unité de soins palliatifs créée en France à l’hôpital international de l’Université de Paris par François Mitterrand et elle s’est ainsi spécialisée dans l’accompagnement de fin de vie. C’est cette expérience qu’elle raconte dans La mort intime (Robert Laffont), témoignage qui a eu un immense retentissement en France et à l’étranger. Depuis, elle n’a cessé de transmettre ses connaissances vécues dans ce domaine à travers ses conférences et par la formation des personnels de santé. Plus récemment, elle s’est également penchée sur l’art de bien vieillir (art qui doit s’acquérir assez tôt). Plus généralement, notre invitée écrit sur la vie, le goût de la tendresse, la nécessaire chaleur de l’amour qui nous permet de nous épanouir pour nous approcher au plus près de nous-mêmes et des autres. On peut notamment citer deux ouvrages aux titres évocateurs : Le Grand livre de la tendresse (Albin Michel) et La chaleur du cœur empêche nos corps de rouiller (Robert Laffont)

Poème lu :

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L'amour me conduisit

En cherchant le Soi, je me lassai

Car personne, en cherchant, n'a jamais obtenu

La science secrète au delà de la pensée.

J'arrêtai de chercher. L'amour me conduisit

A la porte de la taverne.

Alors je trouvai des jarres pleines de vin

Mais personne ne désirait en boire.

Alors la folie de mon esprit fut dévoilée

Comme les cendres le sont par un miroir.

Alors il s'imposa à moi

Evident et clair.

Et quand je le vis tout près de moi

Il était tout, et je n'étais rien

Et plus rien d'autre n'existait.

Chasse les actes passés, le plaisir et la peine,

Et tu seras à l'honneur dans le monde à venir.

Lève toi, monte, passe à travers l'orbite du soleil

Et tu auras surmonté la crainte de la mort.

J'ai traversé l'étendue où le vide seul est,

Laissant derrière moi raison et bon-sens,

Alors je découvris le secret du Soi,

Et d'un seul coup, par surprise,

Dans la boue, le lotus a fleuri en moi.

Pas de différence pour moi entre la vie et la mort,

Heureuse de vivre et heureuse de mourir,

Je ne donne ma vie pour personne

Et personne ne donne sa vie pour moi.

Sur rien d'autre je ne bâtis mon espoir,

En rien d'autre je ne place ma confiance.

Mes poèmes m'ont apporté le vin que j'ai bu,

Mes poèmes m'ont donné la force d'empoigner

L'obscurité qui restait en moi.

Je l'ai enroulée et jetée par terre,

Je l'ai mise en pièce,

J'ai dissipé l'obscurité de mon âme.

( Lalla, mystique du cachemire du 14ème siècle)

Références

L'équipe

René Frydman
René Frydman
René Frydman
Production
Leili Anvar
Production
Frédéric Worms
Frédéric Worms
Frédéric Worms
Production
Régis Debray
Production
Antoine Garapon
Antoine Garapon
Antoine Garapon
Production
Didier Lagarde
Réalisation
Claire Poinsignon
Collaboration
Laurence Jennepin
Collaboration
Philippe Baudouin
Réalisation
Thierry Beauchamp
Collaboration
Catherine Donné
Collaboration
Corinne Amar
Collaboration