France Culture
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Résumé

La romancière Minh Tran Huy fait le point sur les rapports matriciels et poétiques qu'entretiennent depuis toujours roman, poésie et fait divers.

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La littérature ne serait-elle pas, depuis toujours, une variation lyrique sur la "Gazette des tribunaux" ? C'est la rêverie qui nous prend à lire l'enquête pointilleuse menée par la romancière Minh Tran Huyh sur les liens fructueux qu'entretiennent depuis le XIXème siècle la littérature, et surtout le roman, avec les entrefilets sanglants et les anecdotes judiciaires, "contes tout fait" disait Stendhal, de la presse populaire. Que ce soit les histoires horribles et légendaires alimentant les "canards sanglants", les dossiers criminels à la base de nos imputrescibles monuments romanesques (Le Rouge et le Noir, Madame Bovary, La Bête humaine) ou poétique (Verlaine, Desnos et les surréalistes) ou les réflexions menés à partir de "cas" judiciaires par Mauriac, Camus, Marguerite Duras ou Emmanuel Carrère, il apparaît que la donnée brute, livrée par le fait nu du crime sous toutes ses formes, est une matière tout à la fois irradiante et malléable, idéal pour inspirer et nourrir l'écrivain. La main à plume vaut bien la main courante, telle est la leçon d'un livre, tout à tour essai et synthèse historique. (éditions Flammarion)

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