Centre d'hébergement d'ordinateurs extrayant des cryptomonnaies, Moscou, Russie, 2017
Centre d'hébergement d'ordinateurs extrayant des cryptomonnaies, Moscou, Russie, 2017
Centre d'hébergement d'ordinateurs extrayant des cryptomonnaies, Moscou, Russie, 2017 ©AFP - MAXIM ZMEYEV
Centre d'hébergement d'ordinateurs extrayant des cryptomonnaies, Moscou, Russie, 2017 ©AFP - MAXIM ZMEYEV
Centre d'hébergement d'ordinateurs extrayant des cryptomonnaies, Moscou, Russie, 2017 ©AFP - MAXIM ZMEYEV
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Résumé

Une simple transaction de bitcoin coûte aujourd'hui 2000 Kwh. L'impact environnemental des cryptomonnaies est exponentiel. Quelques firmes tentent de réduire leurs dépenses énergétiques, tandis qu'au Texas, des investisseurs remettent en marche des usine à charbon pour extraire plus de bitcoin.

En savoir plus

Les cryptomonnaies sont une catastrophe écologique. À chaque transaction en bitcoin, en ether ou dans la plupart des devises virtuelles, des ordinateurs calculent et recalculent la valeur de la monnaie. C ‘est ce qu’on appelle le minage.

Par exemple, si un auditeur généreux souhaite envoyer 1 ETH à mon portefeuille Ethereum, la transaction sera rapidement enregistrée sur chacun des ordinateurs à travers le monde qui calculent la valeur de la monnaie virtuelle. Ces ordinateurs calculent la preuve de travail, ils attestent qu’un mineur a bien dépensé l’énergie et le temps nécessaire à la résolution d’équations complexes permettant l’ajout d’un bloc supplémentaire dans la blockchain. C’est d’ailleurs ce qui rend une transaction en ether impossible à simuler. Autre avantage, si l'auditeur généreux est plus tard accusé de ne pas avoir envoyé l’ether, des milliers d'ordinateurs possèdent la trace de la transaction.

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Coût énergétique des transactions

L’inconvénient est l’aspect énergivore du minage. La blockchain Ethereum utilise 113 milliards de kWh par an soit la quantité d’énergie utilisée par les Pays-Bas en une année.

Côté Bitcoin, c’est pire. Une seule transaction Bitcoin requiert plus de 2 000 kilowattheures d'électricité, soit autant que pour alimenter un ménage américain moyen pendant 73 jours. Les Etats-Unis sont d'ailleurs devenus le nouvel eldorado des mineurs de bitcoins depuis que la Chine les a chassés, il y a presque un an, en raison des centrales à charbon polluantes qu’ils faisaient tourner.

Au total, cette seule activité de minage des cryptomonnaies représente un tiers de la consommation électrique de toutes les infrastructures numériques dans le monde. Pire, les serveurs informatiques utilisés pour l’extraction de cryptomonnaies deviennent souvent obsolètes au bout d’un an et demi et finissent à la décharge.

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Alternatives écologiques

Les pistes pour rendre les cryptomonnaies moins polluantes sont doubles. D’abord remplacer la preuve de travail du mineur par une preuve d’enjeu : des mineurs virtuels seraient nommés à la place des vrais mineurs, valideraient les transactions et établiraient le cours de la monnaie. Cette solution seraient moins énergivore de 99%. Mais la technologie n’est pas encore au point.

Autre piste. N’utiliser que des énergies renouvelables pour le minage des cryptomonnaies. Ce qui pousserait à une réorganisation géographique des fermes de minages vers le canada ou le Norvège plus avancés que d’autres pays en production d’énergie zéro carbone.