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Le logo du Bitcoin sur un smartphone ©AFP - Marco Bello
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Résumé

Dans le métro, les publicités pour les plateformes d'échange en cryptomonnaies se multiplient. Binance, la plateforme numéro un du milieu, a choisi la France pour s'implanter en Europe. Pourquoi et comment l'Hexagone devient un pays de choix pour les crypto-investisseurs ?

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En France, où la détestation des GAFAM est un sentiments des plus partagés, de droite à gauche de l’échiquier politique, une annonce de Mark Zuckerberg de l’hiver dernier n’est pas passée inaperçue : la promesse de Meta de créer 10 000 emplois en cinq ans en Europe pour développer son monde virtuel, ainsi que la promesse de 10 milliards d’euros investis pour mener à bien la nouvelle révolution d’Internet : le métavers.

Une promesse prise d’autant plus au sérieux que le cabinet d’analyse Gartner, a publié début février, une étude estimant qu’en 2026, une personne sur quatre pourrait passer au moins une heure par jour dans le métavers.

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Résultat, un vent favorable souffle en France sur tout ce qui a un rapport plus ou moins direct avec le web 3 : cette nouvelle génération de technologies du web, comme les crypto monnaies ou les NFT basées sur la technologie des chaînes de blocs (Block Chain), par opposition au Web 2.0 qui désignait le web "social".

Il y a quelques jours une banque française la Banque Delubac & Cie a obtenu pour la première fois l’autorisation de lancer d'ici la fin du mois une offre d'achat-vente et de conservation de crypto monnaies pour les institutionnels, les entreprises et les particuliers. Même si le contexte de relève des taux d'intérêt pourrait inciter à la prudence.

De leur côté, le groupe Partouche a annoncé que ses casinos accepteraient les crypto monnaies "dès cette saison". Aussi, le patron sino-canadien de Binance, première plateforme mondiale d’échange de crypto monnaies, a décidé d’investir en France en implantant son siège européen à Paris. “La France est un grand réservoir de talents où la législation est claire”, claironne-t-il.

Flairant le bon coup, le monde de l’enseignement privé est sur le coup. Un « metaverse collège » verra le jour à la rentrée prochaine et permettra aux étudiants d’apprendre à coder et à comprendre les mécanismes des crypto monnaies, des NFT ou encore du marché de l’art virtuel. Côté public, seul le Conservatoire National des Arts et Métiers propose une formation au sujet du Web3.

Toutefois, au sommet des institutions nationales, des esprits restent à conquérir. François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la banque de France a récemment comparé la spéculation autour du bitcoin à la "tulipomanie" aux Pays-Bas au XVIIe siècle, première bulle spéculative économique de l’histoire moderne.

La spéculation était fondée sur le commerce des bulbes de tulipe dont les prix ont atteint des sommets, avant de s’effondrer en 1637. En 1642, après le krach, le prix de la tulipe n’était plus qu’au dixième de sa valeur et cent ans plus tard à deux centièmes.

Références

L'équipe

Lucas Lazo
Collaboration
Marguerite Catton
Production déléguée