Centre d'hébergement de données
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Centre d'hébergement de données ©AFP - afp
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Résumé

BitRiver et ses dix filliales, leader des centres d’hébergement de données de Russie se voit sanctionné par le trésor américain. Mais derrière l'entreprise russe, des sociétés texanes et suisses se retrouvent impactées.

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Connaissez-vous Bratsk au sud de la Sibérie ? En Russie, à moins de 1 000 km au nord de la Mongolie. Sur Trip Advisor, on y recommande la visite du barrage hydroélectrique. Mais l’autre perle économique locale, c’est la ferme de minage de cryptomonnaie BitRiver, l’une des plus grandes au monde. Il n'est pas étonnant qu’elle soit dans la même ville que la centrale hydroélectrique : le minage de cryptomonnaie est vorace en énergie.

La ferme Bit River est le leader des data center de Russie. Sa capacité est de 100 mégawatt et le refroidissement du matériel destiné au minage de Bitcoin est favorisé par le climat qui règne toute l’année à Bratsk. Il y fait 6 degrés en moyenne.

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Un autre point important concerne la ferme BitRiver de Bratsk : l’empreinte carbone nette de la ferme de minage. En récupérant le surplus d’énergie créé par la centrale hydraulique alentour, il pollue beaucoup moins que la majorité des crypto fermes de monnaie. Mais la région est déjà très polluée - au mercure notamment - et fait partie des 30 sites les plus écologiquement sales au monde selon un classement mondial datant de 2011.

À lire aussi : Comment limiter l'impact environnemental des cryptomonnaies ?

Mais le 20 avril, l'administration américaine a pris des sanctions contre les fermes de minages russes. Selon le trésor américain, ces fermes de minages "aident la Russie à monétiser ses ressources naturelles", dont une partie n'est plus autorisée à être exportée. Rappelons en effet que contrairement à l'Europe, les États-Unis ont banni toute importation de gaz russe, et il en est de même pour le pétrole et le charbon.

Cette sanction répond aux demandes de la sénatrice américaine Elizabeth Warren, sous impulsion de Mykhailo Fedorov le vice-Premier ministre ukrainien chargé de la transformation numérique.

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Conséquences dommageables pour les clients de BitRiver à Bratsk et ailleurs. Certaines entreprises - dont des américaines - qui profitent de la qualité du minage bon marché en provenance de Russie se retrouvent obliger à vendre leur matériel. Et comme il est bloqué sur place à cause des sanctions, ces entreprises doivent vendre leurs matériels aux russes.

Références

L'équipe

Lucas Lazo
Collaboration
Marguerite Catton
Production déléguée