Un hacker programme un logiciel
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Un hacker programme un logiciel ©Getty - Getty
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Résumé

En Inde, des influenceurs voient leurs identités usurpées pour poster des messages pro-Russie. En Afrique, des bots matraquent le #IStandWithPutin sur Twitter. Si les grandes plateformes ont rapidement lutté contre la désinformation en occident, elles peinent à la réguler dans les BRICS.

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l y a des influenceurs africains ouvertement anti-français qui font la promotion sur les réseaux sociaux en Afrique de la politique menée par la Russie. Selon une enquête de BBC Afrique Publicis Afrique. Depuis le début de la guerre en Ukraine, les trolls russes diffusent leurs messages dans les pays émergeants comme l'Afrique du Sud, le Brésil ou l'Inde pour critiquer l'Occident et inciter à soutenir Vladimir Poutine.

En Afrique-du-Sud, le #IStandWithputin ou le #IStandWithRussia sont devenus viraux grâce au compte de Duduzile Zuma-Sambudla la fille de l’ex-président sud-africain Jacob Zuma Doudou accusé d'avoir détourné 30 milliards d'euros. Avec ses 208 000 abonnés Zuma a propulsé la diffusion de neuf des 20 messages les plus partagés après l'invasion de l'Ukraine par l'armée russe, entre le 26 février et le 1ᵉʳ mars. Ces simple tweets et retweets ont disséminé le #IStandWithPoutine jusqu'à 300 000 fois par jour.

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Début mars, donc, dans les pays émergents, certains profils de personnalités sont aussi détournés. Un compte Twitter à l'effigie de l'influenceuse indienne, ER Yamini qui compte 208 18 000 abonnés sur Instagram a par exemple publié début mars une photo de deux hommes se prenant dans les bras, un vêtu d'un drapeau russe et l'autre d'un drapeau indien. Au dessus, il était écrit #IStandWithPutin.

Mais problème, l'influenceuse indienne n'a jamais tweeté de sa vie, préférant se concentrer sur YouTube et Instagram. Autrement dit donc, ce compte était un faux, comme de nombreux autres, empruntés à des personnalités ou à des anonymes. Ces faux comptes pro-Poutine conduisent donc à booster artificiellement des tendances dans les pays comme le Pakistan, le Nigeria, l'Inde ou l'Afrique du Sud.

Enfin, plus sophistiqués, des usines à trolls russes ont aussi utilisé des intelligences artificielles pour créer des visages qui n'existent pas, se faisant passer pour des journalistes ou des chroniqueurs ukrainiens diffusant des messages ici aussi pro-Kremlin. Twitter et Facebook ont annoncé avoir déjà supprimé des dizaines de milliers de faux comptes propagandistes, mais ils confirment que cette entreprise est longue à mener.

Références

L'équipe

Lucas Lazo
Collaboration
Marguerite Catton
Production déléguée
Elisa Verbeke
Collaboration