Image de la demande de brevet Meta montrant un "module de personnalisation d'avatar"
Image de la demande de brevet Meta montrant un "module de personnalisation d'avatar" ©Getty - Westend61
Image de la demande de brevet Meta montrant un "module de personnalisation d'avatar" ©Getty - Westend61
Image de la demande de brevet Meta montrant un "module de personnalisation d'avatar" ©Getty - Westend61
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Comment va être financé le métavers ? Des brevets déposés par Facebook semblent concrétiser des points fondamentaux du développement de la nouvelle plateforme.

Pour savoir à quoi ressemblera réellement le métavers dont tout le monde parle depuis l’été dernier, il suffit de s’intéresser de près aux brevets accordés à Meta ces dernières semaines par les autorités de la propriété industrielle américaine. C‘est ce qu’ont fait récemment plusieurs journalistes du Financial Times.

Principale découverte : les brevets déposés par Meta sont nombreux et concernent pour la plupart des outils d’analyse et de reproduction des expressions humaines. Des mouvements des pupilles aux postures du corps en passant par les froncements de sourcils ou du nez... toutes ces micro-expressions sont ce que Meta souhaite récolter et imiter pour mener à bien la construction du métavers.

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Le métavers souhaite créer un univers virtuel, un réseau social en 3 dimensions où les utilisateurs pourront partager et échanger jusqu’à l’impression du toucher, jouer à des jeux-vidéos, avoir une maison, un appartement, posséder des NFTs, aller à des évènements, chater et même passer des entretiens d’embauche en ligne, à travers un avatar d’eux-mêmes ou de ce qu’ils ou elles voudraient être.

Pour atteindre cette dimension jusqu’ici inconnue, les technologies déposées par Meta utilisent les données biométriques les plus fines pour que les avatars soit le plus réalistes possible.

Comment le métavers se financera

Selon Noelle Martin, une activiste australienne qui a passé plus d'un an à rechercher les ambitions de surveillance humaine de Meta à l'Université d'Australie occidentale, “Meta vise à être en mesure de simuler jusqu'à chaque pore de la peau, chaque mèche de cheveux, chaque micromouvement. L'objectif est de créer des répliques 3D de personnes, de lieux et de choses si hyperréalistes et tactiles qu'elles ne peuvent être distinguées de ce qui est réel. En vérité, ils entreprennent un programme mondial de clonage humain.” assure-t-elle.

Les brevets déposés révèlent aussi comment Meta compte gagner de l’argent et monétiser le métavers avec des publicités ciblées et des magasins virtuels. Ce nouvel univers bouleversera aussi la publicité. La recherche montre en effet que la direction du regard et l'activité des pupilles contiennent implicitement des informations sur les intérêts et l'état émotionnel d'un utilisateur face à un produit. Bref, si les yeux d'un utilisateur s'attardent sur une image représentant un produit, cela indique qu'il est potentiellement intéressé.

Or comme le moindre mouvement de pupilles sera enregistré par les capteurs des prochains casques de réalité virtuelle, la collecte de données procurera à Meta de précieuses informations qu’elle revendra aux nombreux annonceurs qui souhaitent placer des produits dans le métavers.

L'équipe

Baptiste Muckensturm
Baptiste Muckensturm
Lucas Lazo
Collaboration
Marguerite Catton
Marguerite Catton
Marguerite Catton
Production déléguée
Mydia Portis-Guérin
Réalisation