ParcourSup
ParcourSup ©AFP - Lionel BONAVENTURE
ParcourSup ©AFP - Lionel BONAVENTURE
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Depuis les premiers résultats de ParcourSup, jeudi 2 juin, les lycéens s'expriment sur les réseaux sociaux. Entre joies et déceptions, le sujet est en tendance. Mais les grandes plateformes sont aussi le terrain de jeux des écoles supérieures privées, dont la croissance bondit depuis 2017.

Si le sujet est resté affiché plusieurs jours comme une tendance majeure sur Twitter, c’est sur Tiktok que les lycéens se sont le plus exprimés. Les vidéos tagués "Parcoursup" y ont atteint des millions de vues. La plupart des tiktokers filment et diffusent leurs réactions face aux résultats. Il y a d’abord les déçus comme Lysandre. Sa vidéo a été vu trois millions de fois sur Tiktok. Il y affirme “avoir travaillé à fond, avoir 17,5 de moyenne générale, passer des nuits entières à réviser, sacrifier sa vie perso et sa vie sociale pour les études, pour au final, dit-il, devoir essuyer des refus pour la quasi-totalité des vœux qu’il avait exprimés, et ceux pour lesquels il reste en liste d’attente ne l’intéresse pas.” Lysandre filme son écran où l’on voit le site de Parcoursup, les 34 vœux refusés, une proposition, et 8 vœux en liste d’attente.

Toujours sur TikTok, d’autres se filment en découvrant les résultats et fondent en larme : "quand j’ai vu mon école de rêve me refuser jeudi à 19h” montre Laura dans une vidéo qui a cumulé un million sept cent mille vues. La prouesse consistant ici à penser à se filmer au moment de découvrir ses résultats.

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58 min

À l’inverse, Maria filme sa réaction et ses cries de joie partagés avec sa mère lorsqu’elle comprend que ses vœux sont acceptés. C’est aussi le cas de Fleur sur béton, acceptée aux prestigieux Arts Déco de Paris, là où seulement 2% des demandes aboutissent favorablement. Fleur sur béton qui a le sens du spectacle puisque pour cette séance de révélation soigneusement mise en scène sur TikTok, elle a convié ses parents qui restent bien plus calmes que leur fille.

Sur Twitter, la place est à l’humour et aux mèmes. Sur le réseau social, de nombreux lycéens montrent des captures d’écran de leur place dans la liste d’attentes. On peut y lire 3 000 sur 5 700 dans la liste d’attente pour une jeune fille briguant l’entrée dans un établissement bordelais par exemple. Une photo d’un garçon arborant un panneau en carton sur lequel est écrit “Non à Parcoursup sinon on vend des stups” a reçu plusieurs milliers d’approbations.

Autre tendance, les réseaux laissent aussi une place aux écoles privées très peu représentées sur Parcoursup. Plusieurs d’entre elles ont créé des comptes sur Twitter, Instagram ou TikTok. Depuis quelques semaines ces établissements publient davantage de posts pour séduire leur public. La plupart de ses publications montrent des étudiants heureux loin du marché de l’anxiété et la logique de compétition créée par Parcoursup.

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