séance plénière à Strasbourg
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séance plénière à Strasbourg ©AFP - Bertrand Guay
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Résumé

Un nouveau régulateur numérique européen, le DSA pour Digital Service Acts va être voté au Parlement Européen ce jeudi 20 janvier 2022. Ce texte s'inscrit dans une poignée de nouvelles mesures dédiées à mieux contrôler les géants du web.

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Le Digital Service Acts oblige les grandes plateformes en ligne à s'attaquer aux contenus illicites. Un texte qui renforce aussi la sécurité des utilisateurs par rapport aux contenus illégaux et la transparence des données sur les services en ligne de plus de dizaines de millions d’utilisateurs.

Nous ne pouvons plus accepter le comportement de ces plateformes. "Nous voulons redonner le contrôle aux citoyens européens  !"a déclaré hier en préambule du débat, Thierry Breton, le commissaire européen aux marchés intérieurs qui porte le combat contre les abus des GAFAM depuis plusieurs années.

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Selon lui "ce qui est interdit off line doit être interdit on line." Concrètement, il s’agit de contraindre les réseaux sociaux à communiquer sur leurs actions visant à contrôler les contenus et les astreindre à bien plus de transparence sur leurs algorithmes. Il s’agit aussi de la levée obligatoire de l’anonymat des utilisateurs ne respectant pas les règles. Si ces entreprises ne respectent pas ces règles, ils pourraient payer des amendes jusqu’à 6% de leur chiffre d’affaires. S'ils récidivent, la commission européenne prévoit de couper  l'activité de certaines activités spécifiques de ces géants du web. 

Le DSA fixe aussi un cadre à la publicité ciblée qui est au cœur du modèle économique de Google, Facebook, Twitter, Amazon et beaucoup d’autres. Ces “très grandes plateformes” doivent fournir un système de recommandation de contenus qui ne s’appuie pas sur le profil de chaque utilisateur. 

De son côté Facebook a déjà fait évoluer ses options de ciblage des internautes. La décision a été prise en novembre dernier mais elle n'est effective que depuis quelques heures.

Jusqu’à hier, les annonceurs pouvait encore cibler des personnes en fonction de critères et de centre d’intérêts précis. Par exemple les problèmes de santé et la prévention contre le cancer du sein. 

Ou l’orientation sexuelle, les pratiques religieuses, les croyances politiques. Désormais au sein des options de ciblage sur Facebook, des intérêts comme “diabète de type 2” ou “mouvement LGBT” n’existent plus. Mais ce recul ne concerne que Facebook.

À l'aile gauche de l'hémicycle de Strasbourg, certains euro-députés voudraient que le texte aille beaucoup plus loin et qu'il interdise simplement la publicité ciblée.

Un mouvement qui inquiète les big tech. Résultat, Google ou Facebook ont renforcé leurs actions de lobbying et de pression sur les euro-députés pour tenter d’influencer leur votes sur le Digital Service Acts. 

Références

L'équipe

Lucas Lazo
Collaboration
Marguerite Catton
Production déléguée