Hommage à Dinah. À 14 ans, l'adolescente se suicide après avoir été fortement harcelée au collège - 17/11/2021
Hommage à Dinah. À 14 ans, l'adolescente se suicide après avoir été fortement harcelée au collège - 17/11/2021
Hommage à Dinah. À 14 ans, l'adolescente se suicide après avoir été fortement harcelée au collège - 17/11/2021 ©AFP - Frederick FLORIN
Hommage à Dinah. À 14 ans, l'adolescente se suicide après avoir été fortement harcelée au collège - 17/11/2021 ©AFP - Frederick FLORIN
Hommage à Dinah. À 14 ans, l'adolescente se suicide après avoir été fortement harcelée au collège - 17/11/2021 ©AFP - Frederick FLORIN
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Résumé

La loi Balanant, prévoyant des condamnations plus strictes contre le harcèlement scolaire est arrivée au sénat ce mercredi 12 décembre. En attendant que les lois avancent, des concepteurs se battent contre le cyber-harcèlement en créant des réseaux sociaux bienveillants destinés à la jeunesse.

En savoir plus

Pour oublier les dangers d’Instagram, l’entre-soi de Facebook ou l’agressivité gratuite sur Twitter, certains ont créé leur propre réseau social. Et plutôt pour de bonnes raisons.

Des réseaux alternatifs

Killigi : partager ses émotions

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Premier exemple la plateforme Killigi une application sociale pour partager ses émotions et recevoir du soutien. Killigi est dédiée à l’échange et à l’entraide contre le harcèlement. Son concepteur Guillaume Villain est un ancien instituteur belge. Dans une interview il explique que l’application a été conçue comme un outil, une oreille attentive pour des jeunes en manque d’attention.

Killigi ressemble à un journal intime interactif. Les utilisateurs écrivent leurs humeurs et décrivent leurs émotions à l’aide d’émojis. Ils choisissent la confidentialité de leur post, cercle proche, public ou éloigné. Dans le fil d’actualité tout le monde peut voir ce qui a été posté. Une grande partie des utilisateurs sont des adolescents. Ils dévoilent leurs amours, leurs notes à l’école. Parfois le harcèlement qu’ils subissent et les idées noires qui les envahissent. Sur killigi les modérateurs sont bénévoles.

Supernova : engagée auprès des luttes

Deuxième exemple, Supernova. Une application britannique dont la principale innovation est que 60% de ses revenus publicitaires sont versés à des associations caritatives dans les domaines comme la lutte contre le changement climatique, le bien être animal, l’aide aux sans domicile fixe, ou les droits de l’homme. Autrement dit à chacun de nos post, on peut choisir à quelle association sera reversé l’argent généré par nos engagements, c’est à dire les like et les commentaires.

À l’origine de Supernova, c'est Dominic O Meara, un entrepreneur britannique qui a fait fortune dans la publicité. Il compte capter chaque année 1% du marché publicitaire des réseaux sociaux, soit 720 millions d’euros. Supernova n’est pas encore disponible en France. À noter la réserve du correspondant de Ouest France au Royaume-Uni qui a essayé Supernova : “La volonté du fondateur de créer un réseau social 'bienveillant' rend celui-ci un peu 'plat', naïf et fleur bleue”, déplore t il.

Evendia : "made in Lille"

Dernier exemple, Evendia, un réseau social "made in Lille", tout juste disponible sur IOS et Android.

Sur cette application, vous n’êtes en contact qu’avec des personnes que vous avez déjà vues. Evendia propose non pas un compteur de like, mais un compteur de moments passés ensemble avec ses amis qui permet d’avoir une sorte de reconnaissance sociale dans l’application. Sans compétition toutefois, le but étant juste de pousser les jeunes utilisateurs à partager des moments ensembles. Le contenu est public et accessible entre utilisateurs. Originalité qui nous pousse à nous demander comment Evendia sera économiquement viable : l’application est gratuite et sans publicité.

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Originalité qui nous pousse à nous demander comment Evendia sera économiquement viable : l’application est gratuite et sans publicité.

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Références

L'équipe

Lucas Lazo
Collaboration
Marguerite Catton
Production déléguée