Les candidats à la présidence brésilienne prennent la pose avant le dernier débat présidentiel en vue des élections générales du 2 octobre
Les candidats à la présidence brésilienne prennent la pose avant le dernier débat présidentiel en vue des élections générales du 2 octobre ©AFP - MAURO PIMENTEL
Les candidats à la présidence brésilienne prennent la pose avant le dernier débat présidentiel en vue des élections générales du 2 octobre ©AFP - MAURO PIMENTEL
Les candidats à la présidence brésilienne prennent la pose avant le dernier débat présidentiel en vue des élections générales du 2 octobre ©AFP - MAURO PIMENTEL
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Le débat entre sept des onze candidats à l’élection présidentielle brésilienne n’est pas encore achevé sur TV Globo, la chaîne la plus regardée du pays.

Et, comme le note le correspondant du Monde au brésil, Bruno Meyerfeld : "C'est quand même très curieux le débat brésilien, où les candidats se tutoient après s'être appelés 'votre excellence'. Mélange d'informalité afro latino et de rigorisme obséquieux lusitanien. C'est formidable, insaisissable".

Les réseaux sociaux, caisse de résonance des invectives

Mais les invectives qui y fusent font réagir les réseaux sociaux. Dès sa première prise de parole, Jair Bolsonaro, 67 ans, a accusé Lula, 76 ans, d'avoir été le chef de file d'une bande de "voleurs", quand la gauche a dirigé le pays de 2003 à 2016. Et les journalistes brésiliens retweetent les attaques de l’ancien président Lulla favori dans les sondages avec 14 points d’avance à l’encontre du président sortant Jair Bolsonaro "Sur ton visage, je vois un imposteur. Je ne sais pas comment tu as pu duper tant de gens", dit Lula.

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La violence se dirige aussi contre la presse

Le débat est conforme à ce que la campagne présidentielle a aussi été à l’égard de la presse. Entre le 22 et le 28 août, Reporters sans frontières (RSF) et le Laboratoire d’études sur l’image et la cyberculture (Labic) ont enregistré sur Twitter près de 2 800 000 attaques contre la presse brésilienne. Ils ont compté 140 hashtags offensifs ciblant des journalistes ou des médias, mentionnés dans 937 870 tweets.

L’épisode le plus marquant de la fin août reste cependant la déferlante d’attaques dirigées contre la journaliste Vera Magalhães, lors du précédent débat présidentiel à la télé le 28 août. Interrogé par la journaliste sur sa gestion de la pandémie et la désinformation, Jair Bolsonaro avait répondu : “Je pense que vous dormez en pensant à moi. Vous ne pouvez pas prendre parti dans un débat comme celui-ci, en faisant de fausses accusations à mon endroit. Vous êtes une honte pour le journalisme brésilien.” Cette réaction du candidat président a immédiatement déclenché une avalanche d’attaques sur Twitter contre Vera Magalhães, présentatrice vedette de la chaîne de télévision TV Cultura. Le hashtag #VeraVergonhadoJornalismo (#VeraHonteduJournalisme) a été partagé plus de 10 000 fois en l’espace de quelques heures, tout comme l’expression “Verba Magalhães” qui fait référence à de fausses informations sur son salaire.

Les célébrités sont très présentes sur les réseaux sociaux

Sur tikTok quelques heures avant le débat télévisé entre les candidats, la superstar du football brésilien Neymar a déclaré son soutien au président d'extrême droite Jair Bolsonaro. Dans cette vidéo, aimée déjà un million six cent mille fois en quelques heures, Neymar, qui compte plus de huit millions d'abonnés sur TikTok et près de 180 millions sur Instagram, mime en souriant une chanson qui appelle à voter Bolsonaro.

Un soutien de poids pour le chef de l'Etat sortant distancé dans les sondages par l'ex-président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva. Jair Bolsonaro a rapidement tweeté à son tour la vidéo de l'attaquant du Paris-Saint-Germain.

L'équipe

Baptiste Muckensturm
Baptiste Muckensturm
Mydia Portis-Guérin
Réalisation
Lucas Lazo
Collaboration
Baptiste Muckensturm
Baptiste Muckensturm
Marguerite Catton
Marguerite Catton
Marguerite Catton
Production déléguée