Promotion vidéo de la fonction chatbot pour localiser l'armée russe grâce à Diya - capture d'écran
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Résumé

Piloter des drones anti-chars Bayractar, dénoncer la position des troupes russes, faire des dons à l'armée ukrainienne : voici ce qu'il est possible de faire sur Diya, la plateforme gouvernementale ukrainienne qui permet aux habitants, en temps de paix, de centraliser leurs papiers d'identité...

En savoir plus

Les témoignages des survivants des assassinats massifs de civils commis en Ukraine en attestent. À Boutcha, par exemple, les troupes russes sont allées de maisons en maisons à la chasse aux smartphones. Ils ont détruit des ordinateurs portables et tout autre appareil pouvant être utilisé pour communiquer. Surtout, les soldats russes ont tué celles et ceux dont les téléphones contenaient des photos de leur chars ou des renseignements sur la position de leurs troupes.

Car depuis le début de la guerre, les Ukrainiens patriotes sont invités à renseigner leur armée. Pour cela, ils se connectent à l'application Diya qui, jusqu'ici, leur permettait de stocker numériquement leurs documents officiels, du passe vaccinal au passeport en passant par leur permis de conduire.

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Mais depuis début mars, sous l'impulsion du ministère ukrainien de l'Intérieur, l'appli Diya, Дія ou Action en français, mais aussi la contraction de "Derzhava i Ya" qui se traduit par "l'Etat et moi", a pris un tournant. De nouvelles fonctionnalités y sont disponibles.

Possibilités sur Diya

Les Ukrainiens peuvent y déclarer la perte de leurs biens, la destruction de leur maison, ils peuvent obtenir un document officiel ; et s'ils ont même perdu leur emploi à cause de la guerre, ils peuvent demander une aide mensuelle d'environ 200 euros.

Mais surtout, sur Diya, les Ukrainiens soutiennent financièrement leurs troupes. Des levées de fonds sont régulièrement organisées. 8 millions d'euros ont été levés la semaine dernière.

Diya documente d'ailleurs très précisément quels matériels ont été achetés grâce aux dons. Le nombre de gilets pare-balles, de moyens de communication ou de drones.

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Déclarer la position des occupants

L'évolution de l'application, réalisée au tout début de la guerre, visait surtout à faire de Diya un instrument de renseignement : "Vous avez vu l'occupant ? Vous voulez signaler de l'ennemi aux forces armées ? Chacun de vous peut aider. Prenez des photos et des vidéos des occupants et de leur équipement. Décrivez en détails ce que vous avez vu, indiquez la géolocalisation et envoyez des images au chatbot Telegram via votre smartphone."

Le processus d'identification de l'informateur et des images est profond. Les administrateurs de Diya recoupent les informations envoyées pour éviter l'infiltration de Dia par les Russes. Après inspection, les données sont envoyées aux forces armées ukrainiennes.

Pour couper les Ukrainiens de toute liaison numérique, l'Armée russe a bien entrepris l'abattage des antennes relais et les unités de transmissions mobiles en 4G sauf que cela signifiait qu'ils ne pouvaient plus utiliser eux-mêmes leurs propres systèmes cryptés.

Références

L'équipe

Lucas Lazo
Collaboration
Marguerite Catton
Production déléguée