A la Haye, la Gambie veut faire reconnaitre le génocide des Rohingyas

Aung San Suu Kyi se tient devant la Cour internationale de justice de l'ONU, le 11 décembre 2019.
Aung San Suu Kyi se tient devant la Cour internationale de justice de l'ONU, le 11 décembre 2019. ©AFP - Koen Van WEEL
Aung San Suu Kyi se tient devant la Cour internationale de justice de l'ONU, le 11 décembre 2019. ©AFP - Koen Van WEEL
Aung San Suu Kyi se tient devant la Cour internationale de justice de l'ONU, le 11 décembre 2019. ©AFP - Koen Van WEEL
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Aujourd'hui la Cour Internationale de Justice de la Haye débute des audiences sur une procédure en cours entre la Gambie et le Myanmar pour reconnaitre le crime de génocide contre les Rohingyas.

Au moins 10 000 morts d’après une mission d’experts de l’ONU et plusieurs ONG. Pas plus de 400, se défend l’armée birmane. La vérité est sous terre.

Plus de 740 000 Rohingyas ont fui la Birmanie depuis le mois d’août 2017, été pendant lequel les militaires ont opéré une véritable chasse à l’homme dans cette communauté musulmane particulièrement présente dans l’Etat de Rakhine, à la frontière avec le Bengladesh.

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On ne recense plus de crimes de masse depuis 2019, année au cours de laquelle celle qui était encore à la tête de la Birmanie, Aung Saan Suu Ki, a été convoquée et auditionnée par la Cour internationale de justice, l'organe judiciaire principal des Nations Unies…

Cette Cour tiendra toute cette semaine des audiences publiques afin de décider si elle est compétente ou non pour juger des accusations de génocide portées contre l’Etat birman. Cette accusation, c’est le petite Etat africain de Gambie… qui en est à l’origine.

Avec Pierre d'Argent, professeur de Droit International à l’Université de Louvain, avocat au barreau de Bruxelles affilié au cabinet Foley Hoag, conseil devant différentes affaires à la cour international de justice

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