Afghanistan. Après 40 ans de guerre, la course à la paix ?

Distribution de sacs de nourriture, à l'occasion du Ramadan, ici dans la province afghane d'Heirat, dimanche 10 juin 2018
Distribution de sacs de nourriture, à l'occasion du Ramadan, ici dans la province afghane d'Heirat, dimanche 10 juin 2018 ©AFP - HOSHANG HASHIMI
Distribution de sacs de nourriture, à l'occasion du Ramadan, ici dans la province afghane d'Heirat, dimanche 10 juin 2018 ©AFP - HOSHANG HASHIMI
Distribution de sacs de nourriture, à l'occasion du Ramadan, ici dans la province afghane d'Heirat, dimanche 10 juin 2018 ©AFP - HOSHANG HASHIMI
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Entrée en vigueur aujourd’hui d’un cessez le feu entre le gouvernement afghan et les Talibans. Cette trêve ne présume pas encore de pourparlers de paix mais représente une conjonction inédite : une première chance pour une initiative nationale ?

Avec
  • Gilles Dorronsoro Professeur de science politique à l'Université Paris I et membre sénior de l'Institut universitaire de France, spécialiste de l’Afghanistan et de la Turquie

Ces démarches sont inédites : le cessez le feu unilatéral du gouvernement du 7 juin a été suivi d’une réponse favorable des Talibans deux jours plus tard. Après une première offre et le refus des groupes armés en février, les Talibans et le gouvernement de Kaboul font des concessions mutuelles à l’occasion de la fin du Ramadan. La trêve se poursuivra trois jours après l’Aïd El Fitr.  

Cette « paix de Dieu » afghane est un effort significatif de la part des Talibans en pleine offensive de Printemps : avec cette trêve ils se démarquent de l’EI «Khorasan» qui harcèle particulièrement les civils afghans (Chiites, Azaras) depuis 2014. Un attentat kamikaze devant le Ministère de la Réhabilitation Rurale et du Développement à Kaboul a provoqué la mort de 13 personnes. 

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Le répit est cependant fragile : les autorités sous pression des Etats-Unis qui s’impatientent, peuvent être tentées de faire un geste symbolique. Du côté Taliban, la trêve n’inclut pas les forces étrangères. 

Enfin, il n’est pas question d’inclusion politique des Talibans comme le  gouvernement l’avait proposé en février, alors que des élections législatives  et présidentielle auront lieu à la fin de l’année.  

Ce cessez-le-feu sera-t-il l’embryon de futurs pourparlers de paix ou s’agit-il d’un simple sursis ? Pour les deux parties, il faudra aussi compter avec l’inconnue que représente le souci permanent d’Islamabad de compter dans l’avenir de l’Afghanistan. 

Face aux pressions étrangères, que vaut la carte nationale ? 

@TEnjeux + @XXMonde + gillesdorronsoro.com

Quelques vidéos pour éclairer en images le thème d'aujourd'hui:

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Les zones de contrôle entre le gouvernement et les insurgés en Afghanistan
Les zones de contrôle entre le gouvernement et les insurgés en Afghanistan
© AFP - Laurence CHU

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