Dans une rue du centre de La Havane
Dans une rue du centre de La Havane ©Reuters - Ueslei Marcelino
Dans une rue du centre de La Havane ©Reuters - Ueslei Marcelino
Dans une rue du centre de La Havane ©Reuters - Ueslei Marcelino
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Les relations des États-Unis avec l’Amérique latine n’ont jamais été simples ni linéaires. On vient de célébrer à juste titre le rapprochement très utile entre Washington et La Havane, symbolisé par l’actuelle visite du président Obama.

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Même le Pape Jean-Paul II avait fermement dénoncé sur l’île les méfaits des embargos américains.

Certes, est révolue l’époque du soutien systématique aux dictateurs et des opérations militaires américaines (Guatemala, 1954 ; Cuba, 1961 ; République dominicaine, 1965 ; etc.). Mais, les précédents présidents américains n’avaient pas vraiment montré une fibre « latino ». Le président Clinton avait même critiqué sur place la finalité économique du MERCOSUR ; le président Bush fils ne s’était pas illustré par une politique hardie ; le président Obama n’a pas été novateur.

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Du coup, peut-on parler d’une politique latino-américaine des États-Unis ? Si oui, comment en évaluer les buts, les moyens, les aléas, la continuité, les réussites et les échecs ?         Th. G.

1989 : les frères Castro accueillent Mikhail Sergeyevich Gorbachev
1989 : les frères Castro accueillent Mikhail Sergeyevich Gorbachev
© Reuters - STR New

Le dernier président des États-Unis en fonction à avoir mis les pieds à Cuba etait Calvin Coolidge, qui avait fait le voyage sur un navire de guerre en... 1928 ! Barack Obama, son épouse et ses deux filles sont arrivés dimanche à Cuba pour une visite de trois jours.  Ce séjour historique avait été minutieusement préparé par le gouvernement cubain : les travailleurs de la construction ont « pris d'assaut » les principales rues de La Havane pour les embellir, les réparer, les peindre et les remplir de plantes et de palmiers.

Raul Castro a indiqué avoir discuté de quelques dossiers internationaux avec le président Obama, dont le processus de paix en Colombie. Il a regretté ne pas avoir eu le temps de discuter avec lui de la situation au Venezuela, où le président Maduro est un allié de Cuba.

De son côté, le candidat démocrate aux primaires Bernie Sanders estime que les ingérences répétées des Etats-Unis à l'étranger à des fins de changement de régime ont provoqué une montée de l'anti-américanisme en Amérique latine. Selon lui, l'invasion américaine à Cuba et le soutien fourni par les Etats-Unis au renversement des gouvernements au Nicaragua et au Guatemala étaient des erreurs.  Il a déclaré à la chaîne de télévision américaine de langue espagnole Univision, qu'il valait mieux que le gouvernement travaille avec les autorités des pays en question plutôt que de tenter de les renverser.