Michel Temer, président actuel, et Jair Bolsonaro, président élu, se sont retrouvés mardi à Brasilia pour célébrer l'anniversaire des 30 ans de la constitution brésilienne
Michel Temer, président actuel, et Jair Bolsonaro, président élu, se sont retrouvés mardi à Brasilia pour célébrer l'anniversaire des 30 ans de la constitution brésilienne
Michel Temer, président actuel, et Jair Bolsonaro, président élu, se sont retrouvés mardi à Brasilia pour célébrer l'anniversaire des 30 ans de la constitution brésilienne ©AFP - DIDA SAMPAIO / AGÊNCIA ESTADO
Michel Temer, président actuel, et Jair Bolsonaro, président élu, se sont retrouvés mardi à Brasilia pour célébrer l'anniversaire des 30 ans de la constitution brésilienne ©AFP - DIDA SAMPAIO / AGÊNCIA ESTADO
Michel Temer, président actuel, et Jair Bolsonaro, président élu, se sont retrouvés mardi à Brasilia pour célébrer l'anniversaire des 30 ans de la constitution brésilienne ©AFP - DIDA SAMPAIO / AGÊNCIA ESTADO
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Résumé

Le Chili, les Etats-Unis, Israël : ce seront les premiers déplacements internationaux de Jair Bolsonaro. Le futur président d'extrême droite a déjà dessiné une ligne "anticommuniste" et un libéralisme économique appuyés, en rupture avec la diplomatie Sud-Sud des années PT.

avec :

Jean-Jacques Kourliandsky (chercheur à l'Iris, spécialiste de l'Amérique latine et de l'Espagne et directeur de l’observatoire d’Amérique latine de la Fondation Jean Jaurès.).

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A Brasilia, il a tenu hier un discours surprise particulièrement court (seulement deux minutes !), à l'occasion de l'anniversaire de la Constitution, qui lui a donné l’occasion de rappeler au peuple brésilien ses valeurs chrétiennes.

Le programme économique de Bolsonaro évacue le multilatéralisme et cible trois pays prioritaires pour de futures relations économiques. Aucun pays d’Amérique latine n’y figure. Il a choisi de privilégier, dans l’ordre, les Etats-Unis, Israël, l’Italie, ainsi que trois pays asiatiques : la Corée du sud, le Japon et Taïwan.    Jean-Jacques Kourliandsky, Chercheur à l'Iris

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Il va aussi choisir les amis qu’il mettra aux postes clés et désignera ainsi ses meilleurs fidèles. Il a constitutionnellement le droit de nommer 50 personnes qui l’assistent pendant les semaines qui le séparent du pouvoir. Ceux-ci auront accès à tous les documents administratifs, même les plus confidentiels. Ils sont basés à Brasilia : le Parti social libéral y a établi son siège, où ils travailleront jusqu’à ce que Bolsonaro s’installe dans le palais présidentiel.

Les positionnements de Bolsonaro sont idéologiques. Pour lui, les Etats-Unis représentent l’antithèse du Parti des Travailleurs, qu’il assimile à la Chine et au monde communiste : il souhaite se rapprocher de tout ce qui l’éloigne de ces éléments-là, et le pays qui symbolise cette démarche est les Etats-Unis... mais il oublie que Donald Trump est déjà sorti du libéralisme à 100%.     Jean-Jacques Kourliandsky, chercheur à l'Iris

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Le juge Sergio Moro, surnommé l’« Eliot Ness do Brasil », héros de la lutte contre la corruption, avait toujours promis de ne jamais devenir politicien. Mais Jair Bolsonaro a réussi à le convaincre de devenir son ministre de la justice, tout en excluant toute possibilité de politique discriminatoire contre les minorités et en rendant hommage à la presse. Sergio Moro a promis de rester fidèle à la justice, à la démocratie, aux droits des citoyens et déclare même à ses amis qu’il sera la caution démocratique de Bolsonaro, dont il n’aime pas les positions autoritaires.

Bolsonaro s’est fait rebaptiser en Israël, dans les eaux du Jourdain. Israël représente pour lui une valeur religieuse : le pays élu de Dieu.  Dons si Israël considère que Jérusalem est sa capitale, il faut écouter ce que dit le peuple et l’Etat israélien.  Là aussi, il y a un décalage : il a bénéficié du soutien des gros acteurs économiques brésiliens : le Brésil est la ferme du monde. Premiers pourvoyeurs de viande halal, les agro-exportateurs lui ont fait comprendre que leurs intérêts ne coïncidaient pas avec cette proposition.       Jean-Jacques Kourliandsky, chercheur à l'Iris

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Le président élu s'est engagé désigner un gouvernement réduit à une quinzaine de ministères, contre plus de trente actuellement, qui sera mené par le député d'extrême droite Onyx Lorenzoni, dont les positions sont extrêmement favorables aux puissants conglomérats difficilement contrôlables de l'agro-industrie, avec la ferme intention de favoriser le développement économique de l'Amazonie, au détriment de la forêt vierge et des peuples autochtones...

Bolsonaro s’est fait rebaptiser en Israël, dans les eaux du Jourdain. Israël représente pour lui une valeur religieuse : le pays élu de Dieu.  Dons, si Israël considère que Jérusalem est sa capitale, il lui faut écouter ce que dit le peuple et l’Etat israélien.  Là aussi, il y a un décalage : il a bénéficié du soutien des ^plus gros acteurs économiques brésiliens : le Brésil est la ferme du monde. Premiers pourvoyeurs de viande halal, les agro-exportateurs lui ont fait comprendre que leurs intérêts ne coïncidaient pas avec cette proposition.  On va peut-être assister à ce même type de réaction concernant sa position envers la Chine : il envisageait de privatiser Petrobras, sauf si ce sont des Chinois qui se portent candidats…      Jean-Jacques Kourliandsky, Chercheur à l'Iris

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