Manifestation anti-brexit, devant l'entrée de Downing Street mercredi ©AFP - ALBERTO PEZZALI / NURPHOTO
Manifestation anti-brexit, devant l'entrée de Downing Street mercredi ©AFP - ALBERTO PEZZALI / NURPHOTO
Manifestation anti-brexit, devant l'entrée de Downing Street mercredi ©AFP - ALBERTO PEZZALI / NURPHOTO
Publicité
Résumé

Un accord avec l’Union Européenne, et un Parti Conservateur au bord de l'explosion : c’est le résultat des négociations entre le Royaume-Uni et les 27 à Bruxelles mardi. Theresa May place les Communes au pied du mur, mais risque son poste et un retour au point de départ...

avec :

Pauline Schnapper (Professeure de civilisation britannique à l’université Sorbonne Nouvelle).

En savoir plus

585 pages, une solution qui évite la rétablissement d'une frontière en Irlande, un compromis sur les ressortissants européens au Royaume-Uni, la question financière réglée, et des clauses de prolongation de la période de transition après le 31 décembre 2020 : après 13 mois de négociations, l'accord conclu mardi entre le Royaume-Unis et l'équipe de Theresa May a les apparences d'un succès. Angela Merkel se déclarait "heureuse", le président du Parlement européen Antonio Tajani "satisfait", le négociateur européen Michel Barnier évoquait un texte "juste et équilibré"... 

Il n'y a pas de majorité au parlement britannique pour ratifier cet accord, mais il y a bien une allaince des "anti" : entre ceux qui trouvent qu'il va trop loin et ceux qui trouvent qu'il en va pas assez loin...      Pauline Schnapper, professeure de civilisation britannique à l’université Sorbonne Nouvelle

Publicité

Pourtant sans validation par les Communes, cet accord reste virtuel et l'atmosphère hier était toute autre au Royaume-Uni : la presse la moins outrancière parle d'un accord qui divise, et le discours de Theresa May hier devant les députés a commencé sous les sarcasmes des Tories les plus partisans du "leave". 

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

Avec une si faible autorité, les chances d'obtenir une majorité pour ratifier l'accord sont minimes : il faut 325 députés sur 650, les Conservateurs au complet ont 335 sièges mais beaucoup ne soutiendront pas le texte ; et l'hypothèse d'un "Brexit soft" - "sortie harmonieuse et ordonnée" disait encore hier Theresa May - se paie au prix d'une instabilité montante dans la classe politique britannique... 

Il faut dire que le job est tellement impossible qu'il faudrait vraiment avoir des envies d'être martyr poue vouloir se présenter à la place de Theresa May et devenir premier ministre en ce moment...       Pauline Schnapper, professeure de civilisation britannique à l’université Sorbonne Nouvelle

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

David Cameron avait convoqué le référendum sur le Brexit, Theresa May doit en présenter la facture aux Britanniques. La campagne favorable au Brexit a laissé entendre qu'une séparation serait à l'avantage du Royaume-Uni. La Première Ministre qui plaidait au départ pour un Brexit "dur" a pourtant du multiplier les concessions, sans jamais satisfaire aucun partisan du Brexit ou pro-européen. Si aucun divorce ne peut être transformé en un "deal" fructueux, une retraite en bon ordre est-elle encore possible ?

31 min