Crise post-électorale au Honduras : encore un « test » démocratique latino-américain ?

Salvador Nasralla Salum, ingénieur, présentateur de télévision, candidat de l'opposion de gauche et du parti anti-corruption, a des parents d'origine paslestinienne
Salvador Nasralla Salum, ingénieur, présentateur de télévision, candidat de l'opposion de gauche et du parti anti-corruption, a des parents d'origine paslestinienne ©Reuters - Jorge Cabrera
Salvador Nasralla Salum, ingénieur, présentateur de télévision, candidat de l'opposion de gauche et du parti anti-corruption, a des parents d'origine paslestinienne ©Reuters - Jorge Cabrera
Salvador Nasralla Salum, ingénieur, présentateur de télévision, candidat de l'opposion de gauche et du parti anti-corruption, a des parents d'origine paslestinienne ©Reuters - Jorge Cabrera
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Une semaine après l'élection présidentielle, le Honduras n'a toujours pas de président déclaré, les manifestations continuent pour dénoncer des fraudes, le couvre-feu a été instauré et l’opposition appelle l’armée à se rebeller.

Avec
  • Hélène Roux chercheure associée à l’Université Paris 1 et journaliste.

Les trois partis d’opposition de « l’Alliance de l’Opposition contre la Dictature » accusent le président sortant Juan Orlando Hernandez de « voler » la présidentielle. Juridiquement, la constitution interdit plus d’un mandat présidentiel. Politiquement, les voix sont toujours en recomptage.

Or cette présidentielle n’est que la troisième depuis un coup d'Etat qui avait destitué le président Manuel Zelaya en 2009. Cette séquence constitue donc un test à plusieurs égards :

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Pour l’histoire démocratique hondurienne, la possibilité d’un autre coup d’Etat ressurgit, avec sa traîne de violences militaires et policières, d’arrestations arbitraires et de tortures.

Pour la classe politique hondurienne, c'est sa capacité à se renouveler, hors de la fraude et de la violence, qui est mise à l’épreuve.

L’implication de la communauté internationale aussi est une nouvelle fois sondée en Amérique Latine : elle qui a réagi assez fermement concernant l’Equateur et le Venezuela, elle avait d’abord dénoncé mollement le coup d'Etat de 2009, avant de finir par valider Juan Orlando Hernandez à l’issue du processus en 2013. Ira-t-elle jusqu'à dénoncer l'attitude de tel ou tel camp ?

Plus généralement, un petit pays de 9 millions d’habitants (dont 60 %vit sous le seuil de pauvreté) rongé par le crime organisé et trop dépendant de grands parrains étrangers – parfois peu insistants quant aux droits de l’homme – peut-il  aisément se sortir d’une certaine brutalité politique ? « Grâce à Dieu, nous voilà sortis des eaux profondes » aurait dit Christophe Colomb en arrivant sur les côtes du Honduras après une tempête. L’expression aurait donné son nom au pays. Faut-il également y lire la prophétie éternelle de son destin politique ?

Quelques vidéos pour éclairer en images le thème d'aujourd'hui :

En raison du manque d'intérêt des medias français sur la grave situation vécue par la "démocratie" du Honduras, seules de rares sources en langue anglaise nous permettent de voir ce qu'il s'y passe depuis trois jours. Voici ce qu'on vu les journalistes des chaînes TeleSur, Univision et Al Jazeera :

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Comme dans plusieurs autres pays d'Amérique latine, les Etats-Unis entendent bien continuer à y jouer leur rôle de parrain du continent américain, en occupant le pays. Sous la présidence de Barack Obama, ils ont même augmenté de moitié le nombre des militaires déjà présents dans le pays :

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Il est vrai que l'état y est souvent déficient et que, comme nous en avions déjà parlé ici, ces pays ne sont pas épargnés par l'ultra-violence des gangs. C'est ce que racontent ces deux documents diffusés par France 24 :

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