De la Bosnie à l'Ukraine, enquêter sur les crimes de guerres

Un rassemblement en mémoire des victimes de Boucha, à Erevan en Arménie.
Un rassemblement en mémoire des victimes de Boucha, à Erevan en Arménie. ©AFP - Karen MINASYAN
Un rassemblement en mémoire des victimes de Boucha, à Erevan en Arménie. ©AFP - Karen MINASYAN
Un rassemblement en mémoire des victimes de Boucha, à Erevan en Arménie. ©AFP - Karen MINASYAN
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Avec Aline Cateux, doctorante en anthropologie, spécialisée sur les résistances politiques et les mobilisations en Bosnie-Herzégovine après le dernier conflit.

Avec
  • Aline Cateux Doctorante en anthropologie sociale, membre du laboratoire d’Anthropologie Prospective de l’Université-Louvain-la-Neuve et correspondante dans les Balkans du quotidien belge Le Soir.

Une ville qui n’est plus qu’une fosse commune. Des habitants "laissés seuls sur ce charnier pour enterrer les morts et vivre avec leur odeur" (Malevil, Robert Merle).

Le massacre de Bucha en Ukraine, rappelle les heures tragiques de la guerre en Bosnie-Herzégovine, il y a trente ans, de 92 à 95… mais en fait commencée dès octobre 91 avec le carnage de Ravno, un village perché dans les montagnes et rasé par l’armée populaire yougoslave qui se dirigeait vers Dubrovnik. Il y a eu d’autres tueries, celle deBijelijna, dans le nord-est du pays, où les morts jonchaient les rues trois jours avant le début du siège de Sarajevo. Jusqu’au génocide de Srebrenica en juillet 95.

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Pour chacun de ces drames, il a fallu que la justice fasse un long travail d’enquête et de qualification des crimes.

Même si les Bosniens peuvent se demander aujourd’hui à quoi tout cela aura servi, tous ces morts, tout ce travail sur le passé... puisque tout parait aujourd’hui recommencer.

Cultures Monde
58 min

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