Membre de la police militaire des rebelles Houthis , défilant dans les rues de la capitale Sanaa le 8 janvier 2020, durant la semaine des "martyrs".
Membre de la police militaire des rebelles Houthis , défilant dans les rues de la capitale Sanaa le 8 janvier 2020, durant la semaine des "martyrs".
Membre de la police militaire des rebelles Houthis , défilant dans les rues de la capitale Sanaa le 8 janvier 2020, durant la semaine des "martyrs". ©AFP - MOHAMMED HUWAIS
Membre de la police militaire des rebelles Houthis , défilant dans les rues de la capitale Sanaa le 8 janvier 2020, durant la semaine des "martyrs". ©AFP - MOHAMMED HUWAIS
Membre de la police militaire des rebelles Houthis , défilant dans les rues de la capitale Sanaa le 8 janvier 2020, durant la semaine des "martyrs". ©AFP - MOHAMMED HUWAIS
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Résumé

Depuis 2015, le Yémen est le théâtre d'un conflit qui le dépasse, opposant l'Arabie saoudite d'un côté, l'Iran de l'autre. Le général Soleimani, tué en janvier par une frappe américaine, se rendait régulièrement à Sanaa pour soutenir les Houthis. Quel effet aura sa mort sur une guerre qui s'enlise?

avec :

François Frison-Roche (Chercheur au CNRS (CERSA - Université Paris 2), spécialiste des transitions démocratiques, de l'Europe post-communiste et du Yémen).

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En mars prochain, la guerre au Yémen entrera dans sa sixième année. Une guerre par procuration, comme il en a déjà connu par le passé: pendant la guerre froide, le sud du pays était sous influence soviétique, suite au départ du colon britannique.

Depuis 2015, ce sont l’Arabie saoudite et les Emirats arabes Unis d'un côté, l’Iran de l'autre, qui s’affrontent au Yémen Ryad soutient le gouvernement en place à Sanaa la capitale, Téhéran appuie les rebelles dits « houthis »… pas précisément chiites mais zaïdites, du nom d’un courant à la fois politique et religieux qui lutte contre l’impérialisme américain depuis les années 90.

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Le général iranien Ghassem Solemani, tué début janvier par une frappe américaine, était autant chez lui à Sanaa, dit-on… qu’il l’était à Beyrouth, à Bagdad, à Damas… et bien sûr, à Téhéran. 

Certes ,le Yémen est stratégiquement moins important pour l’Iran, mais les derniers évènements et représailles entre l’Iran et les Etats-Unis pourraient faire bouger quelques lignes dans un pays où la guerre a tué plus de 12 000 civils selon certaines ONG - bilan qui ne tient pas compte par ailleurs de la crise humanitaire.

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Références

L'équipe

Julie Gacon
Julie Gacon
Julie Gacon
Production
Marine Beccarelli
Collaboration