Affiches électorales à Varsovie en prévision des législatives du dimanche 13 octobre 2019.  ©AFP - Wojtek RADWANSKI
Affiches électorales à Varsovie en prévision des législatives du dimanche 13 octobre 2019. ©AFP - Wojtek RADWANSKI
Affiches électorales à Varsovie en prévision des législatives du dimanche 13 octobre 2019. ©AFP - Wojtek RADWANSKI
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Résumé

Pour le chercheur Cyrille Bret, le parti ultraconservateur Droit et justice grand gagnant de ces élections, est face à une alternative: "soit continuer à prendre la direction d'un groupe minoritaire contestataire au sein de l'UE, soit reprendre son rôle de notable de l'Union". Entretien.

avec :

Cyrille Bret (maître de conférences à Sciences Po Paris et co-auteur du blog EurAsiaProspective.net.).

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D’après les dernières estimations, le PiS remporterait plus de 43% des voix et près de 240 sièges à la Chambre basse ce qui lui permettrait de gouverner seul. Le parti Droit et justice de Jaroslaw Kaczynski, au pouvoir depuis fin 2015, aura les coudées franches pour continuer sa révolution conservatrice et nationaliste, sa mise sous contrôle des contre-pouvoirs - il a déjà annoncé qu’il poursuivra la réforme de la justice. C’est cette réforme qui lui avait valu l’année dernière le déclenchement de l’article 5 du Traité sur l’Union européenne… la Commission européenne avait estimé qu’il y a avait « un risque clair d’une violation grave de l’Etat de droit en Pologne »… Procédure qui n’a d’ailleurs débouché sur aucune sanction: la moindre sanction requiert l'unanimité, or la Pologne est soutenue par les autres pays du groupe de Visegrad - Hongrie, Pologne, République tchèque et Slovaquie.

Le déclenchement de l'article 5 a été ressenti comme une infamie pour l’opinion polonaise, qui est très fière de son miracle économique et de son intégration rapide dans l’UE, et considère qu'on lui fait un procès. C'est une opinion bien plus largement partagée que l’électorat central du PiS. L'essentiel de la relation UE/Pologne reste à écrire, notamment après le revers de la candidature de Sylvie Goulard, ressentie comme soulagement pour l’est de l’Europe puisqu'elle a placé Emmanuel Macron dans une relative faiblesse conjoncturelle.      Cyrille Bret

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58 min
Références

L'équipe

Julie Gacon
Julie Gacon
Julie Gacon
Production
Marine Beccarelli
Collaboration