Le président du Sénat tchèque Milos Vystrcil, en visite l'année dernière à Taïwan - à droite, le ministre des Affaires étrangères Joseph Wu.
Le président du Sénat tchèque Milos Vystrcil, en visite l'année dernière à Taïwan - à droite, le ministre des Affaires étrangères Joseph Wu. ©AFP - Sam Yeh
Le président du Sénat tchèque Milos Vystrcil, en visite l'année dernière à Taïwan - à droite, le ministre des Affaires étrangères Joseph Wu. ©AFP - Sam Yeh
Le président du Sénat tchèque Milos Vystrcil, en visite l'année dernière à Taïwan - à droite, le ministre des Affaires étrangères Joseph Wu. ©AFP - Sam Yeh
Publicité

Ce matin une délégation d'hommes politiques et d'entrepreneurs taiwanais débute une tournée en Lituanie, Slovaquie et République tchèque. Ces trois pays se détournent de la Chine avec qui ils s'étaient unis à partir de 2012 au sein du Groupe 16+1, pour approfondir leur coopération avec Taïwan.

Avec
  • Alice Ekman Analyste responsable de l'Asie à l'Institut des études de sécurité de l'Union européenne (EUISS)

Une soixantaine d’officiels et de chefs d’entreprises taïwanais se rendront dès aujourd'hui en Lituanie, en Slovaquie, et en République tchèque - laquelle avait déjà, l’année dernière,  témoigné d’un soutien inattendu à Taïwan : « je suis un Taïwanais » avait dit le président du Sénat tchèque devant le Parlement de Taipeh.

Ces contacts désormais réguliers avec Taïwan ne manquent pas de fâcher le président chinois Xi Jinping, qui considère l’île de 23 millions d’habitants comme une « partie indivisible de la Chine »…

Publicité

Et cette « irrévérence » vis-à-vis de Pékin est relativement inattendue, de la part de pays qui, il y a cinq ans encore, se portaient volontaires pour se prêter au projet de Nouvelles routes de la soie chinoises.

Avec Alice Ekman, analyste responsable de l'Asie à l'Institut des études de sécurité de l'Union européenne (EUISS).

Certains pays d'Europe de l'est se tournent vers Taïwan pour des raisons politiques et idéologiques, mais aussi pour des raisons commerciales, et parce qu'ils considèrent qu'ils n'ont plus non plus grand-chose à craindre de la Chine.     Alice Ekman

Tous les pays d'Europe centrale et orientale ne sont pas déçus par les investissements chinois. C'est le cas de la Hongrie, où la Chine investit dans un projet d'université, mais aussi de la Serbie, qui coopère avec elle dans des projets de mines de cuivre ou le développement de technologies chinoises.      Alice Ekman

Les Enjeux internationaux
11 min

L'équipe