Europe. Les transformations géopolitiques du Vieux Continent. L'importance clé du facteur démographique

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  • Pierre Verluise docteur en géopolitique de l’Université de Paris IV – Sorbonne, fondateur du premier site géopolitique francophone, Diploweb.com, chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), co-auteur avec Gérard-François Dumont
cartogram of population density in the EU
cartogram of population density in the EU

L’Europe a vu sa natalité décroître, par exemple en Allemagne, dès l’après-guerre, au point que la Bundeswehr se demandait dans les années 80 comment avoir assez d’appelés.

D’une façon générale, l’indice synthétique de fécondité (ISF) est bas : 1,6 enfant par femmes en âge de procréer (INED, 2013), la natalité étant globalement plus basse à mesure qu’on se dirige vers l’est (où, de plus, l’espérance de vie est réduite).

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Seuls, quelques pays, peuplés ou non, font preuve d’une fécondité permettant de renouveler ou presque les générations : Royaume-Uni, France, Suède, Irlande.

Or, ce déficit majeur d’enfants accentue encore les conséquences du vieillissement et a des effets quasi immédiats sur la structure de la population active. Systèmes de retraite, politiques d’immigration, etc., sont autant de défis de plus en plus aigus.

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